dimanche 31 décembre 2017

Tendre télé des enfants des années 60

C'est étrange comme les souvenirs lointains remontent parfois. Il ne s'agit pas forcément de moments mémorables. Juste les reliefs d'un passé qui vous drapent soudain d'un manteau ouaté de tendresse. C'est sans importance mais c'est tellement vieux que rien que pour ça, on demeure sous le charme. Je devais avoir 3 ans et j'avais demandé une télévision à Saint Nicolas. Hé bien, le grand Saint me l'avait apportée.

Image provenant du blog Livres et Merveilles
 C'était une télé de marque Fisher Price. Il y avait un gros bouton jaune sur la droite de la petite boîte, il fallait le tourner pour remonter l'appareil. Les images défilaient ensuite. Sur les musiques de "London Bridge" et de "Row, row, row your boat", des enfants dansaient dans un décor bucolique où l'on voyait curieusement le pont de Londres, puis les bambins évoluaient sur une barque dans un étang piqué de nénuphars. Au fur et à mesure que l'appareil s'épuisait, la musique et les images ralentissaient. Et ça en devenait presque effrayant. Je me demandais toujours ce qui allait se passer ensuite... Une peu comme dans un film d'horreur quand la gracieuse petite ritournelle d'une boîte à musique est le point de départ d'un jump scare. J'ai retrouvé les délices insouciants de l'enfance au détour d'une vidéo sur YouTube.

lundi 25 décembre 2017

Joyeux Noël façon fin XIXe

Extrait de Harper's Young People (1er janvier 1887) : "Je commence mes cadeaux de Noël et aimerais que quelqu'un me suggère quelque chose de joli à faire pour mon grand-père. Je suis en train de confectionner un beau coussin pour le sofa, qui est presque terminé. Voici une jolie manière de faire une manique pour théière : prenez un épais morceau de tissu sombre (le brun est le plus élégant), d'à peu près la taille d'une sous-tasse et dentelez les bords, et à l'intérieur de la bordure, faites une rangée de double couture dans des couleurs vives ; le bleu est très beau. Avec toute mon affection à l'employée des postes." (Mabel K.)

jeudi 21 décembre 2017

HIT magazine, le début des années 70 couleurs pastel

En 1973, j'avais... heu... Tout compte fait, je n'étais pas née. Raison pour laquelle je m'offre une petite tranche de nostalgie bien saccharinée. Miraculeusement trouvé dans une pile de magazines d'une bouquinerie bruxelloise, ce Hit se laisse encore feuilleter, quarante-cinq années plus tard. Sur la couverture, un jeune Julien Clerc au regard doux et au sourire enjôleur souffle une bulle frappée d'un "joyeux Noël". Le titre est accrocheur : "Julien : enfin seul !" Sur une double page, on apprend finalement que le beau Juju avait bouclé ses malles pour se payer une fugue... à 200 kilomètres au sud de Paris ! 

Double page aussi pour les vedettes préférées de Hit qui envoient leurs meilleurs voeux. Mike Brant a droit à quatre pages parce qu'une "femme le rend immortel !" Une milliardaire américaine collectionneuse de tableaux est frappée par le charme de Mike Brant et décide qu'il ferait un modèle idéal pour une peinture. Stone et Charden passeront le plus beau Noël de leur vie en compagnie de leur fils Baptiste. Joe Dassin a fait chanter un moustique. Frédéric François connaît sans doute la gloire mais "il vit comme un ouvrier" et pourtant, son titre "Je voudrais dormir près de toi" s'est écoulé à 600.000 exemplaires.

Les sorties vinyles mensuelles épinglées par Hit : deux 45 tours de Gilbert O'Sullivan, "Clair" et "What could be nicer" ; le deuxième 33 tours du chanteur irlandais précédemment nommé, "Back to front" ; le 4e album de Randy Newman, "Sail away" dont la voix, précise l'entrefilet, ressemble à celle de Ray Charles ; le "Live Experience" de Jimi Hendrix ; un 45 de Leon Russell, "Tight Rope".

Le numéro a beau porter la date du mois de janvier, les rédacteurs n'en sont pas moins au mois précédent. On apprend ainsi comment les vedettes passeront le réveillon de Noël et ce qu'ils souhaitent découvrir dans leurs souliers... Je chipe ces quelques souvenirs authentiques ou pas : Johnny Hallyday passera le Noël 72 avec Sylvie ainsi que leur fils David dans la neige à Avoriaz. Louis de Funès aura le verre de champagne à la main dans les coulisses du théâtre du Palais Royal où il joue "Oscar". Polnareff devrait être chez Maxim's où, dit-on, "il a invité une demi-douzaine de personnes (du sexe faible, bien sûr)." Au menu : caviar aux pommes de terre, filet de boeuf braisé à l'ancienne, salade de pointes d'asperges, foie gras, sorbet aux fruits, le tout arrosé de Château-Latour 1948 et de Don Perignon 1955. Et pour rire, voici ce que certaines stars attendent pour Noël : l'édition originale d'"A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust, un Picasso époque bleue pour Claude François, Raquel Welch (!) pour Michel Polnareff, une montre Louis XV à gousset ovale pour Antoine... 


Le hit parade en Belgique, c'est : 1. Demis Roussos "My reason", 2. Art Sullivan, "Ensemble", 3. Crazy Horse "Un jour sans toi", 4. Slade LP "Slade alive", 5. Julio Iglesias "Un canto a Galicia", 6. Stone & Charden "Laisse aller la musique", 7. Anarchic System "Pop corn", 8. Roxy Music LP "Roxy Music", 9. Frédéric François LP "Frédéric François", 10. Black Sabbath LP "Volume 4"

Et pour la France qui adule Mike Brant cette année-là, c'est par ici :

samedi 16 décembre 2017

Le Christmas des enfants sages de Harper's Young People

Un intrus de bon matin - "Mieux que des noix de coco"
Quoi de plus exquis que de flâner sur le fil du temps... Faute de pouvoir me permettre un voyage aux confins de la planète pour Noël, je plonge le regard dans un très vieil album pour enfants et le dépaysement immobile est garanti. L'errance dans le passé, au-delà des frontières de l'imagination ne coûte rien et peut vous emporter loin, très loin. J'adore lire le courrier des jeunes lecteurs de "Harper's Young People". C'est d'autant plus savoureux qu'on n'écrit plus ainsi de nos jours. Dire que tous ces enfants ont existé, respiré, souri, joué et sont morts aujourd'hui... C'est un peu comme si de gracieux fantômes avaient laissé d'improbables traces de parfum vaporeux. Et qui plus est, les illustrations sont à croquer.

"J'aimerais savoir qui a mis cette vieille chaussure dans ma chaussette"
Harper's Young People est une revue américaine pour les enfants, publiée entre 1879 et 1899. C'était un hebdomadaire riche de 16 pages et qui ciblait plus particulièrement les garçons et les filles entre 6 et 16 ans. 

Dans l'édition du 22 janvier 1887, j'ai épinglé la lettre de Garfield M., un petit garçon du Minnesota qui écrit à St. Nicholas. On remarquera que le petit n'a pas sa langue en poche et qu'on a plutôt les moyens chez les lecteurs de Harper's Young People.

"Comment peut-il fourrer une bicyclette, une luge et une paire de patins dans ça?"
"Cher Santa Claus, J'habite avec mes chers tante et oncle à la première Ferme Hôpital du Minnesota. Mon oncle est en charge de la ferme. Nous visons dans un beau cottage, à une courte distance de l'hôpital principal qui se situe au sud. En toit, il y a trois grands hôpitaux pour les malades mentaux, dans le même parc. J'ai vécu là-bas toute ma vie, et j'ai maintenant 6 ans. Je n'ai jamais été à l'école. Ma tantine m'enseigne à la maison chaque jour. J'étudie la lecture, l'écriture, l'orthographe, l'histoire, l'arithmétique, le dessin, etc. Ce dernier Noël, j'ai reçu beaucoup de beaux cadeaux, et un que j'apprécie chaque semaine. Je vous dirai ce que je veux pour Noël : Harper's Young People cette fois encore, et aussi une boîte de peinture, des voitures en fer, une luge qu'on tire à la main, et une nouvelle paire de bretelles. Tu m'as envoyé beaucoup de beaux livres ; j'en aimerais davantage. J'aimerais aussi une brouette et une grande ardoise (NDLR on écrivait jadis à la craie sur des ardoises).  Je suis heureux de t'apprendre que nous avons eu une énorme tempête de neige, et que ton renne aura beaucoup de plaisir à galoper sur la neige glacée. J'ai deux beaux veaux jumeaux. Au revoir, Santa Claus."

jeudi 7 décembre 2017

"Poils et plumes" sous la plume de Benjamin Rabier

Lorsque j'aperçois un livre illustré par Benjamin Rabier, en général, je craque. Surtout s'il est vendu à un prix doux... et même si son état n'est pas des meilleurs. Celui-ci s'appelle simplement "Poils et plumes", un conte de Marie Somville publié fin des années 30 aux Editions Desoer de Liège.

Rabier, c'est l'artiste qui a influencé de nombreux auteurs de bandes dessinées et Hergé, en premier lieu. Rabier fait résolument partie de mon enfance. La vache qui rit, c'est lui. Bovin hilare qu'on retrouve encore dans ce livre illustré, aux côtés d'une panoplie d'animaux. Il est d'ailleurs tenu pour l'un des dessinateurs animaliers européens majeurs. 

Benjamin Rabier - PortraitNé le 30 décembre 1864 à Roche-Sur-Yon, le jeune garçon marque un talent indéniable dès son plus âge mais cette passion ne doit pas entraver une carrière. Pas plus que des études qu'il interrompt du reste pour travailler. Il débute en tant que comptable au Bon Marché à Paris. Grâce au caricaturiste Caran d'Ache, ses illustrations vont peu à peu apparaître dans diverses revues françaises. Très rapidement, son travail sera respecté et adulé. C'est un workaholic avant la lettre. Parallèlement à sa fonction de sous-inspecteur aux Halles, il poursuit sa carrière d'artiste (illustrateur mais aussi créateur de pièces de théâtre ainsi que de dessins animés) et finit par souffrir d'un mal moderne, le burn-out. Raison pour laquelle il abandonne son poste aux Halles en 1910. 

Son personnage fétiche, c'est Gédéon le canard (dont je parlerai une autre fois). En 1927, il invente le personnage de la Vache qui rit pour une célèbre marque de fromage fondu. Son créateur Léon Bel fait appel à Benjamin Rabier qui, sur suggestion de sa femme, va lui donner des boucles d'oreille, histoire de féminiser la bête à cornes.

Auteur belge pour les enfants, Marie Somville a rassemblé dans "Poils et plumes", des petites histoires mettant en scène des animaux. Ce ne sont pas des contes, affirme-t-elle. "Il n'en est pas une qui ne soit véridique et racontée fidèlement sans la moindre broderie ; j'ai été témoin de la plupart de ces faits (...)"  

mercredi 22 novembre 2017

Fillettes, petits mâles et moutons...!

En chinant, j'ai trouvé un bouquin oublié et vraisemblablement rare, à un prix raisonnable et en parfait état, qui plus est. Et il était dédicacé à un confrère. Edité en 1906, cet ouvrage du Dr Toulouse - "Les leçons de la vie" - est davantage une étude sociale qu'un livre de médecine. 

Et pour cause. Ce Marseillais né en 1865, est devenu médecin avec une thèse sur la mélancolie. Il était psychiatre et également journaliste. En 1901, il ouvre un laboratoire de psychologie expérimentale à Villejuif.  C'est lui qui imaginera le comité d'hygiène mentale (aujourd'hui, Ligue française pour la Santé mentale) dont le but était d'améliorer les conditions de traitements des malades mentaux. Anecdote particulièrement intéressante à son sujet : Emile Zola a consenti à devenir un sujet d'étude du jeune Edouard Toulouse sur les rapports entre génie et folie. 

Dr Edouard Toulouse
L'ouvrage "Les leçons de la vie" est plus léger. Le médecin livre une série de conseils en matière d'hygiène, fruit de toute une série d'observations qu'il a faites. Cela peut sembler futile à l'heure actuelle et pourtant, ça nous en dit un bout sur la mentalité de l'époque. 

La propreté est un sujet brûlant à l'époque. L'apparence extérieure prime sur la réelle hygiène. Il écrit (notez les détails sur les différences sociales et les clichés) : "De même, une dame n;accepterait pas sur son lit - même pour quelques instants - le manteau de son ouvrière. Mais au retour d'une course dans un fiacre ou en wagon, après s'être frottée contre des coussins salis par mille contacts, sa jaquette lui paraît tout aussi propre et inviolée qu'auparavant, - parce que les souillures invisibles et auxquelles elle n'a pas songé n'ont pas compromis l'aspect esthétique du vêtement." (...) "personne ne se préoccupe de l'origine des aliments. Qu'importe si le pain est imbu de la sueur de celui qui l'a porté à la main,si les fruits ont été cueillis par des enfants aux mains sales, si la poussière de la rue, chargée de crottin et de détritus de rtoutes sortes, a saupoudré la viande, les légumes et les desserts exposés aux étalages des commerçants ; tant pis si les assiettes et les verres ont été rincés à la cuisine dans des eaux bourbeuses de crasse."

Le livre était dédicacé à un confrère
Et en parlant de rang social, le scientifique en parle dans un chapitre, divisant la société en trois ordres : l'ouvrier, l'employé et l'homme des professions libérales. L'image qu'il utilise pour justifier son propos est pour le moins scabreuse mais c'est révélateur d'une époque et je me demande sincèrement si certains ne le pensent toujours pas aujourd'hui. "Le parcage est toujours très serré ; les moutons d'un enclos ne peuvent, sauf circonstances exceptionnelles, passer dans l'enclos supérieur." Toulouse vise toutefois une certaine forme d'égalité sociale sans pour autant être révolutionnaire : "Pour que la démocratie ne soit pas contraire au progrès de la civilisation, il faut établir l'égalité en relevant le niveau le plus bas ...)."

Cet ouvrage fourmille de réflexions intéressantes sur divers sujets de société, qui nous apprennent énormément sur la pensée du début du XXe siècle. J'ai beaucoup ri lorsque j'ai lu l'opinion du docteur sur la "co-éducation", à savoir la mixité scolaire (entendez bien sûr garçons/filles). Le scientifique n'y est pas trop favorable car, s'explique-t-il, "les enfants sont immoraux ; et, quand ils sont très jeunes, on peut même dire qu'ils sont amoraux". L'enfant aurait donc une moralité très faible et tout particulièrement en matière sexuelle. Une difficulté vient s'y ajouter selon lui : l'absence de justice pour les plus jeunes. Cette phrase vaut son pesant de cacahuètes : "Qu'adviendra-t-il des fillettes, plus mal défendues, quand elles seront en contact avec les petits mâles cyniques et irresponsables ?"

jeudi 9 novembre 2017

Cloclo et Petula main dans la main

Claude François et Petula Clark partageaient une amitié profonde. C'est grâce à elle qu'il découvre l'Angleterre. Lui qui rêve de fouler les scènes d'Outre Manche... Dans les années 60, il veut enregistrer ses disques là-bas parce qu'il sait que les meilleurs musiciens s'y trouvent. Il enregistrera d'ailleurs à Londres, sous la direction musicale de Les Reed, comme l'épingle Fabien Lecoeuvre dans "Le petit Lecoeuvre illustré : dictionnaire. Histoire des chansons de A à Z". Avec Petula, il découvre le quartier des antiquaires à Covent Garden et les bonnes tables aussi. Petula est présente au début de sa carrière et elle le sera jusqu'à la fin, comme l'écrit Bertrand Tessier dans son livre "La dernière nuit de Claude François"

Cette image est extraite du magazine belge "Le Patriote Illustré" dans son édition du 24 septembre 1967. L'article de Jacques Mercier s'attache à décrire un marché du disque en crise... déjà. Cloclo et Petula Clark se promènent main dans la main à Londres. Comme un goût sucré de nostalgie...

jeudi 19 octobre 2017

Les farces et attrapes de mon enfance

Je me souviens d'une petite boutique de farces et attrapes où j'adorais traîner, petite fille. Il y a des lustres que ce petit magasin bricabracant a disparu mais j'en préserve un souvenir, diffus certes mais toujours vivant. J'ai encore en mémoire un tas de gadgets qui suscitaient nos éclats de rire : la fausse tache d'encre qu'on jetait sur le beau tablier propre de notre grand-mère (elle était bonne cliente et acceptait nos tours avec philosophie), le sucre duquel sortait une mouche hideuse, le coussin péteur, la poudre à éternuer, la fleur qui crachait un filet d'eau et autres facéties du genre. 

En fouillant dans des caisses à la cave, j'ai retrouvé, miraculeusement conservés, des papiers d'emballage de quelques tours que mes frères et moi devions jouer à nos parents et essentiellement à nos grand-mères. Ces sachets doivent vraisemblablement dater de la fin des années 60 ou du début des années 70 mais je n'en retrouve aucune trace sur Internet. Ce qui rend ces trouvailles encore plus attachantes. Comme quoi des déchets peuvent avoir un sens.
La poudre sanguinaire

Cette farce est plutôt effrayante et de mauvais goût mais c'est ce qui la rend pittoresque et délicieusement démodée. Songez donc : de la poudre sanguinaire! Il suffisait de déposer une pincée de poudre de perlimpinpin dans le... vase de chambre (bien sec!!) de jeunes mariés. Ce n'est déjà pas si simple. Aujourd'hui, ce serait même impossible. A son réveil, le couple découvrait des traces rougeâtres dans le pot commun. Hem hem! Plutôt tordue, cette blague! Notez l'élégant pyjama à liquettes de l'époux et la bougie qu'il utilise pour s'éclairer.
La pilule-chenille

Un classique qu'on retrouve toujours de nos jours dans les articles du style : la pilule-chenille. On jette subrepticement un cachet dans un verre d'eau ou autre et une chenille en plastique se déploie au contact du liquide. On en retrouve encore facilement en tapant le mot dans les moteurs de recherche. Comme à cette époque, ces farces et attrapes sont produites en Allemagne (wurm-pillen).

Sorcellerie de feuilles

Curieuse farce que cette dernière : Folien Hexe qui a été traduit en français par le très approximatif "Sorcellerie de feuilles". La traduction paraît un peu bizarre : "On enveloppe un morceau de papier  mouillé en papier de lamelles." Je suppose qu'on signifie qu'il faut envelopper une feuille de papier qu'on trouve dans le sachet, dans de l'aluminium. Qui plus est, une partie de l'explication semble manquer mais si l'on comprend bien, il s'agit de poser la feuille dans le papier alu, sur une chaise. Une réaction chimique se produit, puisque le papier chauffe progressivement. La personne qui s'assoit dessus sans prendre attention, se brûle donc le popotin. Ou pour le formuler de manière plus élégante comme sur la notice : "Après 10 ou 15 minutes, la personne se lèvera en sursaut à cause de la grande chaleur qu'elle sent à une certaine partie du corps." Décidément, les notices font autant rire (si pas davantage) que le canular.

mercredi 27 septembre 2017

La petite maison dans nos prairies

La série "La petite maison dans la prairie" a profondément imprégné la culture télévisuelle, à un point tel qu'elle a accompagné le public des années 70 et 80, de la puberté à la ménopause. Alison Arngrim, alias Nellie Oleson a déballé sa "malle aux trésors" dans une grange rustique d'Ittre, en compagnie de Patrick Loubatière. Mission : remettre les pendules à l'heure des vraies valeurs comme la lenteur et de la gentillesse.


Décor western d'Old Tucson (2004)
Ce feuilleton abondamment diffusé sur les chaînes francophones, n'a finalement pas connu de relâche dans ma vie. Même si je connaissais presque les répliques par cœur, j'ai toujours regardé les épisodes avec la même ferveur. Celle d'une enfant probablement avide d'expérimenter les mêmes sensations encore et encore parce qu'elles procurent du bonheur. Dans cet univers-là, tout est prévisible et gentil. S'il y avait des méchants et des bons, on finissait en définitive par apprendre que les personnages les plus diaboliques avaient aussi un fond qui n'était pas si mauvais qu'on croyait.


Digne fille de sa mère, Harriet Oleson, l'indispensable mégère de Walnut Grove, Nellie incarnait la parfaite petite peste qu'on adorait détester. L'actrice Alison Arngrim a exploité le filon avec intelligence et une large dose d'auto-dérision. Avec la complicité de l'auteur et metteur en scène français Patrick Loubatière, elle a récemment sillonné les campagnes de France et de Belgique pour présenter le spectacle "La malle aux trésors de Nellie Oleson". À chaque représentation, la salle était bondée. Preuve que le phénomène est toujours fédérateur. Comme à Ittre où elle s'est produite dans le cadre rustique d'une grange.
 

Le chemin des souvenirs

 

C'est que le show est drôlement rafraîchissant et drôle. L'atmosphère est champêtre et chaleureuse dans cette grange dont les briques et charpentes apparentes lui confèrent un charme bucolique certes mais quelque peu inconfortable. Qu'à cela ne tienne, on est vite étreint par la nostalgie et on oublie tout. Les notes de "C'est la fête" de Michel Fugain déboulent et en effet, c'est à un divertissement burlesque et bien plaisant que l'on est convié. Sur scène, un écran géant diffuse des séquences cultes de la série. Vêtu du costume rouge de Monsieur Loyal, Patrick Loubatière se promène dans le public avec une malle fourrée de souvenirs liés à la série et plus particulièrement au rôle campé par Alison Arngrim. Un spectateur tiré au hasard est alors invité à extraire un objet qui renvoie à une anecdote narrée - en français, s'il-vous-plaît - par l'interprète de Nellie dans une tenue pailletée.


Les robes de la série à Old Tucson (2004)
Le spectacle est bourré d'inédits (photos, histoires, maquettes hyper réalistes des bâtiments de Walnut Grove réalisées par des fans) et d'éclats de rires qui font briller les prunelles. C'est farci de bons sentiments. On entend les oooh et les aaah de l'assistance qui bien que majoritairement quinquagénaire, retombe délicieusement en enfance. C'est un public de fans purs et durs qui se côtoient, pour certains, dans chacun des spectacles de la comédienne américano-canadienne. Ce n'est pas la première fois qu'Alison se produit dans nos contrées francophones puisqu'on a déjà eu l'occasion de la voir dans ce spectacle mis en scène par Patrick Loubatière mais aussi dans "Confessions d'une petite garce dans la prairie".

La "vraie" Nellie Oleson*
La salle avant le show
À l'issue de la représentation, les deux comparses se prêteront volontiers au jeu des dédicaces et des photos avec les fans. Jusqu'à l'ultime fan. Témoignage de leur générosité qui s'inspire en droite ligne de l'ambiance familiale de la série. Alison Arngrim échange quelques mots avec chacun, se fend d'un large sourire ou d'une facétieuse grimace parfois pour les photos et signe tout ce qu'on lui donne. La soirée a réveillé en nous les meilleurs sentiments et même si nous sommes tous retournés dans nos pénates, loin, très loin de Walnut Grove, nous avons fait le plein de rêves puisés dans une malle décidément magique.

* En réalité, le personnage de Nellie Oleson se base sur trois fillettes que l'auteur des livres de "La petite maison dans la prairie" a connues : Nellie Owens, Genevieve Masters et Stella Gilbert.

samedi 23 septembre 2017

Il était une fois...

Encore une artiste oubliée dans nos contrées... Petit livre déniché pour quelques sous, ce "Cendrillon" paru dans la Collection Trésors, est illustré par la Viennoise Gerda Born. J'ai trouvé le dessin frais et élégant. Le livre qui comprend quinze pages est paru en 1952 et Gerda Born a illustré d'autres contes et ce livret fait sans doute partie d'un coffret en comprenant d'autres.

Selon des informations collectées sur un site célèbre de ventes aux enchères, il y aurait eu six mini-livres dans la même série. Mais difficile de l'assurer. Difficile aussi de retrouver des informations sur cette artiste qui s'appelait vraisemblablement Gerda Winkler-Born. Si les informations sont exactes, elle aurait été peintre animalier et serait décédée en 2015 selon le magazine Vogelschutz in Österreich.


dimanche 3 septembre 2017

Quand un médecin illustre l'oeuvre d'un prêtre...

On entend rarement parler de Marc Ratal. On trouve du reste peu de choses à son sujet sur Internet. Il est vrai qu'il n'a pas eu une carrière flamboyante et qu'il n'a pas sorti pléthore d'albums de BD mais cet Anversois né en 1922, auquel on doit seulement deux albums de Puck Reporter, continue à avoir ses admirateurs. Sa cote n'atteint sans doute pas des sommets mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Marc Ratal se lance, en effet, dans la bande dessinée pour financer ses études de médecine à l'ULB.

Comme il ne pouvait suivre de front ces deux carrières, il décide de mettre un terme à son activité de dessinateur et se consacre à la médecine. Il exercera cette profession en tant que généraliste, non loin de la gare du Nord. 

Comme l'une des BD "Puck Reporter" a égayé mon enfance, mon regard a immédiatement été attiré par cette pochette d'un livre écrit par Francis Finn, "Lucky Boy" et publié aux éditions Desclée De Brouwer et Cie. Finn était un prêtre qui a publié pas moins de 27 romans pour adolescents. C'est la seule illustration du médecin dessinateur. J'ignore si Marc Ratal a réalisé d'autres couvertures ou illustrations mais je trouve celle-ci charmante et... pittoresque, oui, c'est ça : pittoresque. 

samedi 19 août 2017

Le disque en crise au milieu des années 60

C'est drôlement intéressant de feuilleter les vieux magazines. Dans l'hebdomadaire catholique, "Le Patriote Illustré" du 24 septembre 1967, j'ai lu un article signé Jacques Mercier, sur le marché du disque. A l'heure où le vinyle refait surface sur les platines, j'ai été étonnée d'apprendre qu'en 1967, le disque se vendait moins bien. Pour expliquer cette crise, le journaliste avançait l'argument de la surproduction.

Depuis la moitié des années 60, on vend moins de disques. Le déclin est significatif puisqu'on parle de 40% de ventes en moins, écrit-il. Et pourtant, les célébrités de la chanson poursuivent leur ascension, comme Richard Anthony ("J'entends siffler le train" écoulé à un million d'exemplaires) ou Gilbert Bécaud ("Et maintenant") qui dans toutes ses déclinaisons, s'est vendu à deux millions d'exemplaires). A l'époque, il paraît que l'EP, à savoir les 45 tours comportant quatre titres, a impacté la vente des 45 tours traditionnels. Avec l'EP, les producteurs proposaient généralement un morceau accrocheur et trois titres de moindre qualité. Le souci, c'est que l'EP coûte cher que beaucoup n'en achètent pas pour cette raison.

Un autre argument invoqué est que les passages trop fréquents en radio nuisent à la vente des vinyles. Entendre constamment un tube sur les ondes, découragerait l'acquisition d'un disque. Cela aurait aussi un effet néfaste sur les tournées. Seuls les vedettes drainent encore les foules. Pour les autres, le public devient plus confidentiel. Enfin, Jacques Mercier pointe un doigt accusateur vers la musique anglo-saxonne qui réalise 50% des ventes en Belgique, en 1967.


Introduite en 1963 par Philips, la minicassette (ou musicassette) commence à percer sur le marché de la musique. Si les ventes sur ce support n'ont jamais vraiment décollé, la cassette audio redevient tendance. Elle avait été détrônée par le CD mais aujourd'hui, les ventes de cassettes auraient augmenté de 74% aux Etats-Unis, selon le cabinet Nielsen. Un phénomène de mode qui demeure malgré tout très modeste et qui serait dû aux "Gardiens de la galaxie" et à son "Awesome Mix", en 2014.  

Revenons à la conclusion de Jacques Mercier en 1967 : "La crise vient tout simplement d'une surproduction. Il faut attendre le tassement, l'équilibre, la disparition des "fausses idoles". Eh bien, mon bon Jacques, on n'est vraiment pas sorti de l'auberge.

samedi 5 août 2017

Le temps des copains et du hit parade

Nous sommes en automne 1965, pile-poil dans les années yéyé et tout le monde (ou presque) écoute le hit parade de "Salut Les Copains". Daniel Filipacchi donne le ton sur Europe 1, tous les jours sur le coup de 17 heures. Ce hit parade est créé, en 1959, par Filipacchi et Frank Ténot, sur une idée originale de Jean Frydman. Le titre de l'émission s'inspire d'une chanson de Gilbert Bécaud, "Salut les copains" (1957). 

Vous les copains, je n'vous oublierai jamais


Le terme est résolument à la mode puisque Johnny Hallyday va le récupérer pour le titre de son deuxième album en 1961. La célèbre marque Vespa l'avait déjà utilisée pour ses publicités, une année auparavant. En en 1962, le magazine est créé, magazine dont est extraite cette page qui passe en revue le classement des chansons du 15 octobre au 15 novembre 1965 (Numéro 41 de "Salut les Copains" de décembre 1965).

Le Belge Adamo est numéro un avec "Comme toujours", une balade à la mélodie fraîche mais aux paroles un peu amères. Adamo semble dire à ses copains qu'il est demeuré le même malgré le succès. Eux qui semblent lui en vouloir d'avoir suivi son destin. Johnny Hallyday y coince cinq de ses titres dans le top 50, dont "Mon anneau d'or" en troisième place, un slow langoureux qui invite à la danse très serrée. Et en parlant de Johnny, en 1963, l'émission annonce très discrètement qu'un concert gratuit de Johnny aurait lieu sur la place de la Nation à Paris. Près de 150.000 jeunes s'y précipitent en masse. C'était inédit à l'époque.

Les titres américains largement adaptés en français


Sheila est numéro deux avec le morceau country "Le folklore américain", Amérique qui est d'ailleurs très en vogue chez les jeunes interprètes francophones des années 60. Hugues Aufray en numéro cinq a adapté en français la chanson de Bob Dylan, "Tambourine man". L'époque fait place à de nombreuses reprises de standards US. Les noms de scène sont, en outre, souvent américanisés : Dick Rivers, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Sheila...

Claude François y compte trois chansons, dont "Même si tu revenais" en numéro quatre. Françoise Hardy en place quatre et France Gall, deux. C'est qu'on ne produisait pas tant de titres qu'aujourd'hui. Du coup, les artistes plaçaient plusieurs de leurs titres dans le hit parade.

Coup d'oeil vers les chansons de langues étrangères qui occupaient le bas du classement en terme d'intérêt pour la France. Les choses ont bien changé. Les Beatles figurent en première place avec l'indémodable "Yesterday". Il s'agit vraisemblablement du titre le plus diffusé en radio et en télévision. Et c'est l'une des compositions qui comporte le plus de covers. "Help" et "I'm down" sont respectivement en troisième et dixième position. Egalement groupe phare des années 60, les Rolling Stones placent deux morceaux, "Get off of my cloud" en deuxième place et "Satisfaction" en septième.

jeudi 20 juillet 2017

Ken et Allan, les gais amis de Barbie

Cette publicité est extraite du numéro 41 de Salut Les Copains (décembre 1965). Outre le fait qu'il s'agit d'un beau document d'époque, cette réclame a quelque chose qui m'a interpellée. Regardez bien. Ken et Allan semblent se tenir la main. De là à imaginer que..., il n'y a qu'un pas. Ils sont comme des jumeaux et se partagent tout. Même si dans la "vraie vie" des poupées, ils étaient en réalité copains puisque Allan a été introduit en 1964 et qu'il était le petit ami de Midge. Le couple s'est d'ailleurs marié!

 

mercredi 12 juillet 2017

Mais que s'est-il passé à Beauraing dans les années 30 ?

J'avoue que j'étais moins interloquée par le sujet que par la maison d'édition de ce fascicule consacré aux apparitions de la Vierge à Beauraing

Cette brochure diffusée en 1932, est effectivement estampillée "Editions Rex". Ce qui hélas ne se réfère pas aux heures les plus glorieuses de l'histoire belge. En 1932, le mouvement n'était pas encore constitué en parti. Deux années plus tôt, Léon Degrelle est nommé directeur de la petite maison d'édition Christus-Rex. Celle-ci se spécialise dans la publication de brochures pour l'Action catholique. Sur le dos du fascicule, on peut lire : "Sous la présidence de Mgr Picard, Aûmonier de l'ACJB et la direction de Léon Degrelle, les Editions Rex lancent la "Collection Nationale de Rex", qui apporte au grand public à date régulière (...) des livres de nos plus grands écrivains (...)"

Le Docteur Maistriaux s'intéresse donc en 1932 au phénomène des apparitions de Beauraing. Ce n'est pas par hasard. La curiosité d'un médecin pour ces manifestations, confère sans aucun doute à l'événement un sceau scientifique. L'introduction est, à ce titre, éloquente. Le Dr Maistriaux attire l'attention sur les campagnes de dénigrement orchestrées par la presse, raison pour laquelle il a accepté d'écrire cette brochure. "Je le fais volontiers ayant pu constater combien la presse s'y entend pour déformer les faits quand ce n'est pas pour les faire servir aux plus basses calomnies et aux plus méchantes interprétations."

"Récit tout objectif d'un témoin de chaque jour, d'un médecin connaissant et ayant soigné les sujets en question. Enumération spontanée d'actes, de gestes, de paroles sans aucune prétention... pardon, une seule, celle d'être l'expression exacte de la vérité... sans la moindre recherche de littérature ni de poésie." Voilà, voilà. Le ton est donné. La hem! hem! science et rien d'autre. Enfin, presque. Parce qu'après tout, le bon médecin travaille pour une maison d'édition catholique. "(...) je suis désireux de me rendre utilie à l'Eglise et à la Religion afin d'éviter les mécomptes du ridicule si l'avenir nous révélait le néant des "apparitions" de Beauraing."

Après s'être assuré de l'excellente santé physique et mentale des enfants, le médecin entreprend de détailler tous les mots et les gestes des enfants sur les lieux de la vision. Les interrogatoires (du moins quelques-uns) sont retranscrits. D'après ceux-ci, le Dr Maistriaux en conclut que la Vierge est "toute blanche, fort lumineuse avec des reflets bleux, 1 m 25 environ, des rayons dorés partent de sa tête, comme des aiguilles, ses cheveux sont cachés par un voile blanc, les mains sont jointes, un chapelet pend au bras droit et se perd dans les plis de sa robe. (...) Les yeux sont bleus. (...) Elle est très jeune."

Des expériences dites médicales ont ensuite été menées. Elles furent pour le moins étranges et cruelles. Un médecin a approché une allumette de la main des enfants qui n'ont nullement réagi. On leur a "tapoté" la main et le visage avec un canif sans que les jeunes ne bronchent. Tout absorbés qu'ils étaient dans l'extase...

L'épilogue est attendu : "Dans une attente émue, prions le Ciel, implorons la Sainte Vierge Marie pour que bientôt la lumière se fasse. Trop heureux nous serons si la Providence a daigné choisir notre petit coin de terre wallonne pour être témoins de ses bontés." Ah certes !

jeudi 29 juin 2017

Publicités cultes des années 70

Extraites du magazine "Hit" n° 17 du mois de juin 1973, ces publicités vous donnent un chouia d'idée sur la jeunesse des années 70. Correction : une certaine idée sur la vision de la jeunesse chez les annonceurs des 70.




vendredi 9 juin 2017

Tom et Jerry, meilleurs ennemis et... meilleurs amis


J'en ai engouffré des Tom & Jerry quand j'étais gamine. A l'origine créés par William Hanna et Joseph Barbera, en 1940, pour les studios de la Metro-Goldwyn-Meyer, les personnages ont fait l'objet de centaines de courts métrages. 


Si la série semblait bien innocente et résolument divertissante pour la petite fille que j'étais dans les années 60, elle a été très controversée, entre autres pour son racisme latent (voir la double page) mais surtout pour l'extrême violence montrée dans un dessin animé destiné à un public enfantin. Les gags sont, en effet, parmi les plus corrosifs jamais imaginés. Tom le chat déploie une inventivité jamais égalée pour tuer la souris Jerry. Jerry n'est pas en reste puisqu'à un moment, on le voit tenter de découper Tom en deux. Et pourtant, les deux protagonistes font souvent preuve d'une certaine solidarité et d'une complicité surprenante. Une bilivalence étrange qui fait aussi le succès de cette série. Comme quoi les meilleurs ennemis peuvent aussi être les meilleurs amis...

Tout cela me fait songer à la désormais mythique série "Les Simpsons". Bart et sa soeur Lisa sont effectivement fans d'une parodie gore de "Tom & Jerry", "Itchy & Scratchy"

Au hasard de mes fouilles dans les bouquineries de seconde main, j'ai déniché cet exemplaire original de "MGM's Tom and Jerry and their friends", un petit livre de 128 pages édité par "A Golden Story Book", en 1950. Dans un état impeccable, il n'a visiblement pas été ouvert auparavant car il ne comporte aucune trace et le livre ne comporte aucune ride d'ouverture. Comme l'indique l'ouvrage, il ne compte que trois aventures de Tom et Jerry : Tom et Jerry à la maison, Jerry construit une nouvelle maison et Tom va pêcher. Le restant du bouquin est consacré à d'autres personnages qui font furieusement penser aux animaux de Disney, comme Sammy Squirrel et Wuff the Prairie Dog qui font songer à Tic et Tac.

jeudi 18 mai 2017

Affiche de la savoureuse "Folie des grandeurs"


Affiche achetée à un vieux cinéma de quartier qui connut de belles heures de gloire... il y a des lustres, le film est l'un de mes préférés avec Louis de Funès qui excelle dans ce rôle. Ma réplique favorite fait furieusement songer à l'époque actuelle et à son cynisme implacable : "Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches." Celle-là n'est pas mal non plus : "Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent. Quand on est riche, on est désagréable !"

jeudi 20 avril 2017

La case de l'oncle Tom chez Flammarion

Le livre a vieilli. Certes. Mais il demeure un classique dans le genre et une oeuvre majeure de Mme Henriette Stowe (Harriet Beecher Stowe). On considère du reste que la Guerre de Sécession a été déclenchée par les tensions provoquées par ce morceau de littérature. Son auteur était d'ailleurs une abolitionniste qui dépeignait toute l'horreur de l'esclavage, tout en estimant que l'amour chrétien pouvait arranger les choses. Abraham Lincoln aurait prononcé cette phrase en pensant à elle : "C'est donc cette petite dame qui est responsable de cette grande guerre."

Publié chez Flammarion, vraisemblablement dans le début du XXe siècle (1911 ? aucune date n'est précisée dans l'édition que je détiens), le livre - traduit par Kathleen Fitzgerald - est émaillé de superbes illustrations du Britannique Thomas Derrick. L'une de ses oeuvres, "Le jugement de Paris" est exhibée au Brooklyn Museum Of Art, depuis 1925. 

Tout savoir sur "La Case de l'Oncle Tom" (en anglais) : ici.