vendredi 30 novembre 2012

Le chewing-gum qui gicle!


Dans les années 70, le chewing-gum était l'accessoire indispensable, le petit plus qui donnait LA touche américaine au look. Il était bien entendu interdit de mâchouiller en classe, sous peine d'être exclu manu militari. Les bubble-gums nous valaient quelques belles parties de concours  de bulles. Mon jeune frère soufflait de belles grosses bulles avec lesquelles je ne pouvais rivaliser. Pour récupérer ma superbe, je pointais un ongle piquant sur son oeuvre qui s'étalait en substance informe rose et collante sur son visage furieux.
Et puis, Freshen-Up est apparu et la gomme à mâcher s'est transformée en expérience liquide fourrée de fraîcheur. Je laissais fondre le plus longtemps possible le petit carré vert sur ma langue, puis, d'un coup incisif, je le mordais et le liquide vert pin jaillissait pour s'éparpiller sur les papilles. "Le nouveau chewing-gum qui gicle! Avec un centre liquide pour mieux rafraîchir l'haleine." La nostalgie a décidément des parfums chlorophyllés rafraîchissants. ©
A siroter, la pub sur le petit écran :

lundi 26 novembre 2012

Gonflette et pectoraux: Big Jim à la plastique impeccable


Comme la plupart des fillettes dans les années 70, j'ai littéralement adulé les Barbies. D'autant que je pouvais plier leurs membres à souhait mais surtout qu'elles n'avaient rien à voir avec les traditionnelles poupées : des bébés joufflus à la mine perpétuellement étonnée. Barbie était une adulte, sexuée puisque pourvue de formes. J'étais néanmoins plus intéressée par les poupées masculines. Ken avait cependant peu d'atouts pour me convaincre. Il était trop efféminé à mon goût, trop blond aussi, trop nordique.
Je préférais donc acquérir des "Action Man" ou des "Big Jim". Ils constituaient des maris plus persuasifs et surtout plus virils pour Barbie. Big Jim était mon favori. Bien bâti, musclé mais pas trop, décliné en plusieurs ethnies, Big Jim avait tout pour me plaire. J'avais jeté mon dévolu sur celui qui pratiquait le karaté, art martial que je vénérais par-dessus tout. Je crois me souvenir que si l'on exerçait une pression sur son bras droit (à moins qu'il ne s'agisse d'actionner un bouton poussoir dans le dos), celui-ci cassait tout seul une petite planche de plastique pré-brisée. Je me rappelle aussi que si on pliait son bras, son biceps gonflait.
Si Big Jim était disponible en plusieurs couleurs, le visage était immuable et rien dans les traits ne différenciait le Big Jim caucasien, de l'africain ou de l'amérindien. Cette action figure fabriquée par Mattel entre 1971 et 1986, était en fait flanqué d'une série de personnages plus pittoresques les uns que les autres: Big Jack, Big Josh, Big Jeff, Dr Steel, Chief Tankua... pour ne citer que ceux-là.

 
Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer Winnetou... Non mais quel nom original pour un Amérindien...! On dirait un mauvais acteur blanc à la perruque de travers. Le cow-boy blondinet a comme des airs de famille. ©
En savoir plus: http://www.big-jim.eu/index_fr.html


mardi 13 novembre 2012

Exposition universelle de 1910 : cétait au temps où Bruxelles...

En 1910, Bruxelles accueillait une Exposition universelle, sur l'actuel Campus du Solbosch. Récemment, j'ai exhumé dans une bouquinerie, l'un des albums officiels de l'événement. Voici quelques pages choisies.




lundi 5 novembre 2012

Femme des années 60, belle en toutes circonstances

Témoin d'une époque, la collection "Marabout Flash" que j'ai déjà évoquée s'adresse en premier lieu à la femme. Même si cette "encyclopédie permanente de la vie quotidienne" comme elle se définissait, a généré toute une série de titres autour du bricolage (jadis chasse gardée de l'homme). Après tout, elle n'était pas encore une career woman dans les années 60 et elle avait souvent tout le loisir de s'adonner à des préoccupations (hem, hem) féminines. 
 
A l'instar du charme, de la beauté (re-hem hem). On appréciera. Ou pas. Et pourtant, Madame Flash ne gaspille pas l'argent de Monsieur Flash chez l'esthéticienne. Hé bien non! Grâce à Marabout Flash, elle trouve toutes les astuces qui lui permettront de demeurer "glamour". Et cela commence fort: la première illustration met en scène une petite grosse sans relief qui rêve à ce qu'elle pourrait être, mince et dotée d'une poitrine opulente. Le bonheur de la femme passe par là, confirme le texte (là, hem hem hem, je m'étrangle). Bien que parfois, je m'interroge... La tyrannie de la beauté à tout prix pour la femme est toujours bien présente, 50 années plus tard. Belle, pourquoi? pour qui?
Madame Flash est "fraîche, sûre d'elle et toujours prête à temps", précise le verso du poche consacré à la garde-robe idéale de la femme. Si elle s'habille avec coquetterie, c'est bien entendu pour se plaire à elle-même mais surtout pour susciter la fierté chez son mari et ses enfants. Et comment plaire à son mari? Marabout Flash passe en revue les différents types d'hommes. C'est tout bonnement savoureux. Extrait choisi pour le polygame: "Beaucoup de maris sont fidèles, mais ont des instincts de polygames; ils aiment les blondes, les brunes, et les rousses; les femmes enfants et les femmes fatales; les filles sportives et les "dames au camélia"... Eh bien, cela ne me regarde peut-être pas, mais je vous dis ceci: si vous voulez rester la seule femme de votre mari "polygame", efforcez-vous de n'être jamais tout-à-fait la même, ni tout-à-fait une autre. Faites-lui la surprise de surgir à l'heure de la TV, dans une tenue d'hôtesse un peu sophistiquée: pantalon de guipure, poncho mexicain, déshabillé romantique, vous avez le choix." (...) ©