vendredi 27 novembre 2015

La Terre se réchauffe : on en parle dans les années 50!

"La Terre se réchauffe-t-elle?" C'est la question que se pose l'un des rédacteurs de l'Almanach Hachette 1956. La réponse est surprenante. D'autant qu'on imagine les années 50 loin de telles préoccupations. 

Depuis que des bases météorologiques ont été installées sur des banquises flottantes de l'océna Arctique, Russes et Américains ont constaté que la température du Pôle Nord s'élève de façon significative. Dans l'Antarticque, le même phénomène est observé. Dans les années 50, on s'aperçoit que la calotte glaciaire arctique recule de 150 mètres par an. Des carcasses de mammouths sont du reste révélées, suite à la fonte de la glace de Sibérie. 

D'autres preuves sont avancées. La température moyenne de la ville de Léningrad a augmenté de 1° Celsius entre  1940 et 1954. Pour enregistrer cette même augmentation de température, il a néanmoins fallu 69 années à Paris. En Europe du Nord, le bouleau et le sapin grignotent de plus en plus de terrain, de même que les zones labourées.

Le mercure monte


A l'époque, on ignore encore si cette évolution est lente et continue depuis la fin de la période glaciaire, ou si elle est fulgrante. Depuis un siècle, la moyenne des températures annuelles sur l'ensemble du lobe a augmenté, suivant les lieux, de 1° à 4°. "Un jour", écrit l'auteur, "nos pays tempérés seront chauds et secs. La population et la civilisation remontront vers le nord, causant un changement d'équilibre mondial des puissances: Canada, Alaska, Russie, Sibérie sront - c'est le cas de le dire - les pôles d'attraction de l'humanité."

Dès lors, Russes et Américains établissent de nouvelles stations dans les régions acrtiques. Depuis 1930, 5 millions de Russes colonisent la zone. Une campagne d'étude des aurores boréales et de la fonte des glaces est prévue en 1957-58.

"Une des conséquences les plus surprenantes de la fonte des glaces sera un exhaussement des océans de plusieurs dizaine des mètres, et Paris sera peut-être alors un vrai port de mer!..." Hum... Pas vraiment de quoi se réjouir, je le crains. ©

vendredi 13 novembre 2015

"Leçons de choses" ou les leçons d'un passé candide


C'est une idée ou les choses paraissaient plus simples avant...? Plus naïves? Sans doute. Les manuels scolaires, par exemple, mettaient en scène un univers coloré dans lequel l'important était de connaître le poids des objets et la constitution d'un bouton d'or. 
Manuel de la fin des années 50, "Leçons de Choses" est nourri d'illustrations claires et pittoresques. Le monde semblait à l'image de ces livres : rassurant et bucolique. Il fallait connaitre ses leçons sur le bout des doigts et il suffisait de regarder autour de soi pour apprendre. Point de têtes bourrées. On visait la simplicité et les belles choses. L'enfance en serait presque devenue une affaire d'adultes de nos jours. ©



jeudi 5 novembre 2015

Poubelle, la vie en 1913

La gestion des déchets n'a pas toujours été la première des préoccupations. Dans les villes, le problème pouvait ainsi devenir très épineux. 

A Paris, en 1913, on s'organise en instituant un système de traitement des ordures ménagères. Une trentaine d'années auparavant, La ville lumière offrait une vue peu ragoûtante. Les immondices jonchaient le sol et étaient enlevés par des ouvriers à l'aube.

Extraites de "La science au XXe siècle", ces illustrations donnent un aperçu surprenant de cette gestion au début du XXe siècle. ©