dimanche 27 novembre 2011

Coin Coin, l'intrépide a toujours la cote

Oublié, lui aussi, Coin Coin, l'intrépide ! Cette bande dessinée de Bailly Ro date de 1941. Les références sont extrêmement rares sur le Web à ce sujet. Le dessin, il est vrai, n'est pas exceptionnel et les scénarios ne fascinent plus guère nos petits mais je déteste voir voguer des créations sur la rivière de l'oubli...

La cote est estimée entre 5 et 10 € mais le livre dans son édition originale peut être vendu jusqu'à 20 €, voire 60 € si l'on en croit les prétentions - un peu gourmandes - de certains vendeurs. Il ne faudrait tout de même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages! ©




jeudi 24 novembre 2011

Bons baisers d'Alsace


Le Français Henri Iselin figure parmi les pionniers de la bande dessinée. Dans les années 20, il dessine des gags en quelques cases pour le journal "Le Cri-Cri". Entre 1945 et 1949, il travaille pour les hebdomadaires belges, "Wrill" et "Cap'taine Sabord". Fin des années 50, il réalise de nombreuses illustrations pour les éditions Vaillant. 

Ici, il a illustré (et écrit les textes) pour les éditions Chagor de Liège, "Au Pays des Cigognes. Histoires et Coutumes d'Alsace". Rafraîchissant ! ©



dimanche 20 novembre 2011

Non, non, rien n'a changé : les Poppys ne sont toujours pas papys

Si vous étiez adolescent dans les années 70, vous connaissez les Poppys. Et quand bien même vous ne seriez pas né dans le berceau du Flower Power, je parie que leur nom vous dit quelque chose. Cette chorale de gamins venue d'Asnières-sur-Senne et fondée par Jean Amoureux, avait, en réalité, fait ses premiers pas en interprétant les chansons du générique des feuilletons "Sébastien parmi les hommes" et de "Poly". Et puis, il y a eu "Noël 70" écoulé à 600.000 exemplaires et surtout "Non, non, rien n'a changé" vendu à 1.200.000 exemplaires. Si le contexte n'est plus le même, force est de constater que le message des Poppys est toujours d'actualité. Eh non, rien n'a changé sous le soleil...

Un vent nourri de pacifisme, un cri contre la guerre et la violence des grands, une apologie de l'amour soufflait sur la jeunesse des 70's. Les tubes ont déferlé, plus de 4 millions de disques ont été vendus et un jour, les Poppys ont disparu.
Si le show business a fermé le rideau sur eux, la chorale subsiste toujours aujourd'hui et traîne toujours dans son sillage son lot d'indécrottables nostalgiques. Les Petits Chanteurs d'Asnières poursuivent leur petit bonhomme de chemin. ©

dimanche 13 novembre 2011

Eric, l'Homme du Nord... a dans les yeux le bleu qui manque à son décor...

Décédé en 1992, le Hollandais Hans G. Kresse est surtout connu pour être le dessinateur d'"Eric, l'Homme du Nord", série qu'il a débutée en 1946. Le style est clairement inspiré de "Prince Valiant" créé par l'Américain Hal Foster. Publié au Soir et vendu à l'époque à 10 francs, ce volume possède à présent une cote ascendante. ©

mardi 8 novembre 2011

Les malheurs de Sophie pour notre plus grand bonheur

Illustratrice qui a connu ses heures de gloire des années 30 aux années 50, Manon Iessel fut aussi l'une des pionnières de la bande dessinée. Elle a notamment illustré bon nombre de livres de la Comtesse de Ségur. Son style épuré, souple et aéré, la rigueur géométrique de ses décors, la grâce affectée de ses personnages lui confèrent une certaine filiation avec l'Art Déco. Chez elle, les fillettes ont les joues rondes et rosées. Elles sont à croquer. ©




 

samedi 5 novembre 2011

Max Day, un dessinateur oublié

Encore une fois : il y a peu de références pour Max Day, un dessinateur de BD qui doit avoir oeuvré dans les années 40, vraisemblablement pendant et dans l'après-guerre. 

Outre "Les tribulations de Jim Spitfire en campagne", il a dessiné et scénarisé "Dynamit et Ataum" ainsi que "Marius Jolivent". Il était Belge mais qui s'en souvient encore ? ©

mercredi 2 novembre 2011

Maurice Tillieux, roi du bricolage

Qui imaginerait qu'une vieille revue de bricolage pourrait encore avoir quelque valeur plus d'un demi-siècle plus tard ? Le numéro de "Bricolage et Maison" de décembre 1956 consacré à tous les laquages au pistolet, a la particularité de posséder une superbe couverture dessinée par Monsieur Maurice Tillieux. Eh oui, rien que ça ! Comme quoi il vaut mieux bien réfléchir avant de fourrer un magazine dans la pile des vieux papiers à recycler, n'est-ce pas ?

En fait, le créateur de Gil Jourdan ainsi que de César était un habitué de cette publication. Il a illustré plusieurs couvertures de cette revue mensuelle.

Maurice Tillieux était à ses débuts inspiré par Hergé mais lorsqu'il commence à travailler chez Dupuis, il est invité à s'inspirer de Franquin, incontournable référence de la maison. Il optera par conséquent pour un graphisme à mi-chemin entre les deux.

Tillieux était autodidacte. Il pensait que les écoles d'art ne servaient à rien. ©