jeudi 28 juin 2012

"Nos Loisirs" : dépaysement assuré

Journal-revue qui vécut entre 1906 et 1911, "Nos Loisirs" se targuait d'être intéressant du début jusqu'à la fin. On y trouve, de fait, un tas d'indices sur le quotidien du l'aube du XXe siècle.

L'environnement n'était pas vraiment au centre des préoccupations de l'époque. Les chasseurs blancs abattaient des tas d'éléphants au point de provoquer - déjà à l'époque- un risque d'extinction de l'espèce. Le souci premier n'était cependant pas la disparition des pachydermes mais les répercussions catastrophiques que ce funeste événement aurait sur le juteux commerce de l'ivoire... Cela vous fait sans doute songer à une époque plus proche...

Les prix des concours étaient aussi pour le moins surprenants: un révolver, une carabine, une ombrelle en soie,... Et les pages de réclames se boivent comme du petit lait. Du "Royal mamillaire" qui assure une poitrine de marbre au tue-moineaux sans feu ni bruit en passant par les véritables grains de santé du Docteur Franck, remèdes de la constipation depuis 1802, l'exotisme côtoie le pittoresque. ©

lundi 25 juin 2012

Quand le chat noir se met en pelote...

Echevelé et souple, ce dessin de Steinlen est extrait de l'album des "Chats". Théophile-Alexandre Steinlen est surtout connu pour les célèbres affiches du Chat Noir qu'il fréquentait aux côtés de son ami Toulouse-Lautrec. C'est un amoureux des chats qui y consacrera d'ailleurs beaucoup d'oeuvres, y compris des sculptures comme son Chat angora assis. Cette "bande dessinée" (même s'il est tôt pour utiliser ce terme) a été publiée dans la revue "Nos Lectures" du 18 novembre 1908. ©

mardi 12 juin 2012

La poudre à faire pondre... des oeufs en or pour son inventeur

Si la pub doit aujourd'hui respecter une certaine déontologie, il n'en était bien entendu pas de même naguère. Ce qui nous vaut quelques perles venues du passé. Comme cette poudre à faire pondre inventée par un certain Fanfillon en 1879, professeur diplômé -on ne peut plus vague comme qualification-. Tout était expliqué dans cette mini bande dessinée d'une réclame publiée dans la revue "Nos Lectures" à l'aurore du XXe siècle. ©

lundi 4 juin 2012

Réclames 1900 : chauve qui peut!

Empreinte de plus de naïveté sans doute mais tout aussi prometteuse de beaux jours, la publicité du début du XXe siècle possède quand même quelques accents hardis. Jetez-y donc un coup d'oeil.
Appréciez : "Chauves! Je donne 100.000 frs à qui prouvera que la célèbre sève capillaire du dermologiste F. OLBE n'arrête pas la chute des cheveux en deux jours et ne les fait pas repousser à tout âge sur les têtes les plus chauves et dans leur nuance naturelle." Oui, vous avez bien lu. C'était une très coquette somme à l'époque et démontrer qu'une lotion magique ne fait pas ses preuves en deux jours, devait être très simple. Pas de quoi s'arracher les cheveux... Et pourtant. J'imagine que l'annonceur dissimulait une astuce quelque part. Vous ne pensez tout de même pas qu'il était prêt à débourser cette fortune.
Notre époque n'a rien inventé et les escroqueries en tous genres pullulaient déjà. La mémoire reconstituée de façon extraordinaire en cinq leçons! Tous les secrets de la magie noire et de la sorcellerie dévoilés! L'avenir dévoilé dans un jeu de 32 cartes! Le docteur Omnès de la Faculté de Médecine de Paris (NDLR : euh de quelle université s'agit-il?) guérit tout grâce au Zidal, un remède héroïque!
La publicité connaît l'art du recyclage depuis belle lurette. ©