jeudi 27 septembre 2012

L'argent, une préoccupation d'hier aussi

Extrait de l'Almanach Hachette 1924, le budget familial à l'époque.
Extrait de la revue anglaise "Lilliput" du mois d'avril 1947 : "Ils gagnent 1 livre en..." 

Dans l'ordre, lisez  : garçon de course, infirmière, veilleur de nuit, prisonnier de guerre, soldat, femme de ménage, laboureur, dactylo, potier, marinier, éboueur, chauffeur de poids lourds, plombier, pasteur, docteur, politicien, pilote d'avion, ministre, juge, mannequin, footballeur, romancier à succès, animateur de radio, actrice de film célèbre, magnat du film. 

Dans les années 20, le budget des ménages est essentiellement consacré à la nourriture, comme le confirme l'Almanach Hachette. Viennent juste après le loyer et les impôts. Les impôts, hem hem... Rien ne change! ©

samedi 22 septembre 2012

Paris-New York en voyage stratosphérique en 1950?

En 1931, la revue "Sciences et Monde" imagine qu'en 1950, on pourra effectuer un voyage de Paris à New York dans la stratosphère. En un seul après-midi, les deux villes seraient reliées par l'avion-fusée et 350 litres de pétrole seulement seraient nécessaires pour réaliser la traversée avec 20 passagers à bord. Petit hic : la montée à 25.000 mètres d'altitude impliqueraient trois fois la charge de combustible, en plus de l'oxygène liquide. ©

mercredi 12 septembre 2012

I'm in a New York mood


En 1987, j'ai eu l'occasion de découvrir New York. L'exploration fut de courte durée, je n'y suis restée que trois jours. Je n'y suis plus retournée. Ce n'est pas l'envie qui me manque. 

J'ai immédiatement aimé la Big Apple, je m'y suis sentie chez moi. C'est bigarré et sympathique, démesuré et chaleureux. Les gens se pressaient pour grimper au sommet de la Statue de la Liberté. La queue interminable m'a découragée et j'ai préféré admirer le panorama du haut du WTC. ©

samedi 8 septembre 2012

Boules de gomme et bubble gums

Les photos ont été prises par mon grand-père, dans les années 60
Arrosée d’une douce clarté lunaire, la boutique diffusait généreusement ses habituelles bouffées de friandises à 1 sou et de fruits charnus qui avaient, toute la journée, enivré des hordes furieuses de guêpes et de frelons. Pour contrarier les insectes dans leur obsessive quête crépusculaire, mon père promenait les odorants cageots en zigzaguant sur la Place, avant de s’engouffrer dare-dare dans le magasin, en claquant la porte au nez et à la barbe des bourdons.

Accroupie devant les bonbons, je prenais le temps de choisir les pochettes de bubble-gums assortis de figurines surprises. Je soupesais les sachets, les palpant avec précaution afin de discerner les babioles qu’ils renfermaient. Le beau billet que ma mère m’avait octroyé pour mes menus services dans l’épicerie, leur était voué. Je n’étais vraisemblablement pas d’une aide considérable à mes parents mais je m’acquittais avec plaisir de petites tâches faciles et agréables. À vrai dire, je pense n’avoir effectué convenablement et efficacement qu’une seule besogne : celle de disposer dans les rayons, les fardes de cigarettes fraîchement débarquées du camion de livraison. Le parfum pénétrant du tabac exaltait mes narines et il était si simple d’aligner les paquets. J’avais néanmoins la sensation de réaliser un vrai boulot puisque ma mère me gratifiait toujours d’une pièce ou d’un billet de 20 francs pour ma peine. ©