dimanche 11 février 2018

40 ans sans Claude François

Line mon amie © (Juillet 1963)
Il y a quarante ans, Claude François était emporté par sa manie du détail. L'occasion de partager une découverte que j'ai faite dans une bouquinerie. Récemment, j'ai, en effet, trouvé une copie du magazine "Line mon amie" et plus précisément le numéro 5 daté de juillet 1963 (9e année). 

À bord de son américaine immatriculée à Monaco
C'est en 1955 que le pendant féminin du Journal de Tintin est lancé par Raymond Leblanc pour les Editions du Lombard en Belgique et Georges Dargaud pour la France. La revue disparaît en 1963/1964. Le magazine alterne bandes dessinées et reportages sur les vedettes de la chanson, du cinéma ou du sport. Françoise Hardy, Sheila ou Sacha Distel figureront à la une de l'illustré sous-titré "Le journal des chics filles" jusqu'au 21 mai 1963. À partir du 28 mai 1963, ce sera "Line mon amie". Plus simple, sans doute. Le titre du journal fait référence à la blonde héroïne créée par Paul Cuvelier pour le dessin et Greg pour le scénario. En réalité, si les aventures de Line avaient déjà été narrées en 1956, ce n'est qu'en 1962 que Cuvelier et Greg portent la jeune fille en bandes dessinées.


Répétition à l'Olympia (Line mon amie, juillet 1963)
Titré "Une chanson = une gloire. Claude François", l'article parle, sous la plume de Claude Deparsac, de l'ascension fulgurante de Claude François qui était encore inconnu, l'année précédente. À cette époque, il travaille au Papagayo Club de Saint-Tropez. Il est danseur et enseigne, paraît-il le madison et la bossa nova à Brigitte Bardot, Maria Callas et Catherine Deneuve. Sa carrière débute toutefois réellement à Paris. Un enregistrement suffit à le propulser au zénith. "Belles, belles, belles" s'écoule à 130.000 exemplaires, en quelques semaines à peine. 

Enregistrement de Dis-lui
Suivent "Dis-lui" et "Marche tout droit", qui se vendent chaque jour à 10.000 exemplaires. Dans le classement des vedettes du disque, il occupe la deuxième place, juste derrière Sheila et devant Johnny Hallyday. Jeune et adulé, il reçoit cinq cents lettres quotidiennement et passe ses journées à dédicacer des photos. 

Rançon du succès : Claude possède une somptueuse américaine aux chromes rutilants. En outre, il possède une perruche jaune qui s'appelle Henry. Il paraît qu'il ne la quitte jamais. Chez lui, son ouistiti facétieux et gourmand a des pattes très longues. Cette particularité physique lui a inspiré le nom du singe baptisé Zizi, en l'honneur de Zizi Jeanmaire.

Séance de photos pour la couverture de son 2e disque





Sa perruche Henry perchée sur son bloc de papier
Les photos sont extraites de l'hebdomadaire "Line mon amie". Les photos appartiennent aux auteurs ou ayants-droits respectifs, les maquettes des couvertures sont également protégées par la loi de protection des droits d’auteurs et appartient toujours aux Editions du Lombard.

vendredi 2 février 2018

Riquiqui les belles images

J'avais déjà publié un article sur le recueil des "belles images" de Riquiqui. Voici, pour le plaisir des yeux et la bouffée toute fraîche de nostalgie, quelques reproductions d'un album de Riquiqui de 1960.

vendredi 26 janvier 2018

Fair Hostess à l'Expo 58

©1958 Editions Gérard & Cie Verviers
Marabout-Junior (Série Mademoiselle)
En 1958, année de l'Expo 58, le top du top pour une femme, c'est d'être une fair hostess. Cette année-là, Marabout Junior dans sa série Mademoiselle sort un livre à propos : "Isabelle fair hostess" sous la signature d'Aline Kelenn (illustrations de Claudine Dormal - dessin de couverture de Henri Lievens). Si l'auteur a réalisé un vrai reportage en accompagnant les fair hostess à l'Exposition de Bruxelles et recueilli moult témoignages, elle a créé de toutes pièces Isabelle qui est en quelque sorte l'incarnation de toutes les demoiselles qu'elles a croisées. Elle et ses compagnes font partie du Team 50 purement imaginaire, étant donné qu'en réalité, l'accueil ne comporte que 49 équipes.
Marabout-Junior (Série Mademoiselle)

Les hôtesses d'accueil sont surexcitées, car après tout, le monde va se donner rendez-vous à Bruxelles. On attend 35 millions de visiteurs. Le pavillon belge renferme des diamants pour une valeur de plus de 500 millions de francs belges (environ 2.394.693 € mais cela vaut vraisemblablement bien plus en 1958). Les pimpantes fair hostess ont été soigneusement sélectionnées et connaissent tous les tenants et les aboutissants de la prestigieuse profession. Prestigieuse sans doute mais exigeante. Les futures hôtesses ont emmaganisé quantité de connaissances pour parer au plus pressé.  

Et puis, elles doivent être au meilleur de leur forme car après tout,  une fair hostess couvre plus de 20 km sur une journée. Elle ne peut pas courir, cela ferait mauvais genre. Mises sous constante pression, certaines d'entre elles craquent et s'écroulent, inanimées mais un médecin veille au grain. Un petit livre sans prétention et sans révélation mais qui fleure bon cette époque-là.

mercredi 10 janvier 2018

Nane, fillette bourgeoise des années 30

André Lichtenberg
J'avais déjà acheté l'album de "Nane policière", héroïne devenue aujourd'hui improbable et d'ailleurs vraisemblablement inconnue. J'en ai déniché un deuxième, il y a quelques semaines, à un prix plus que doux et j'ai de suite été charmée par le trait souple et clair de Henry Morin qui me fait penser au dessin J-P Pinchon, créateur de Bécassine. Celui-ci date de 1937 et met en scène une jeune fille bourgeoise, bien sous tout rapport, qui rejoint son papa banquier en voyage d'affaires en Pannonie. Accompagnée de sa marraine, Nane est plutôt inquiète car son papa est grippé. Mais il s'en remettra, par contre, Nane va se retrouver embarquée dans une incroyable aventure. Enlevée par un brigand, elle sera finalement sauvée par sa sagacité et l'ami Grouffe.

L'histoire a été écrite par André Lichtenberg qui est à la fois historien, essayiste et romancier. Le scénariste de Nane n'est assurément pas n'importe qui. En 1895, il soutient sa thèse de doctorat ès lettres à la Sorbonne : le socialisme au XVIIIe siècle. Jusqu'en 1930, il va publier de nombreux livres sur des sujets divers et dans des domaines aussi différents que l'essai politique ou la littérature enfantine. Il sera aussi rédacteur en chef de "L'Opinion". C'est lui qui confie l'illustration de Nane à Henry Morin. 

Diplômé de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Morin commence par collaborer à "La Semaine de Suzette" et "Mon Journal". Il se consacrera aussi à l'art religieux, depuis qu'on l'a embauché, en 1923, pour dessiner les vitraux de la chapelle Jeanne d'Arc de la Cathédrale Saint-Julien du Mans.

mercredi 3 janvier 2018

Quand Noël était encore magique chez Disney...

Quand j'étais jeune, Noël était souvent synonyme de Disney. Il y avait comme des effluves de magie qui hélas aujourd'hui, n'ont plus le même pouvoir. Même Disney a vendu son âme... Mais en 1973, le 27e long métrage d'animation sort. "Robin des Bois" s'inspire de la légende mais aussi du Roman de Renart, un recueil de récits médiévaux français.

Walt Disney World en Floride ouvre ses portes en 1971 et si vous vouliez visiter douze attractions, le prix de l'admission en 1973 était de 6,75 $ pour un adulte, 6,25 $ pour un jeune entre 12 et 17 ans et de 5,75 $ pour un enfant de 3 à 11 ans. Disneyland en Californie est ouvert depuis dix-ans déjà. 

Deux albums relatifs aux deux parcs sortent notamment cette année-là. Et il arrive qu'on tombe sur des copies, y compris sous nos cieux. Ce superbe picture-disc - "A Musical Souvenir Of Walt Disney World's Magic Kingdom" - a été pressé tout spécialement pour les visiteurs du parc de Floride, en 1973, à seulement 5000 exemplaires. 

Je suis par bonheur tombée sur une copie en excellent état. On y retrouve les mélodies d'ambiance de Main Street, interprétées entre autres par The Walt Disney World Band, The Fife and Drum Corps ou encore The Dapper Dans, un quatuor de style barbershop.



L'autre 33 tours est, en réalité, une réédition d'un disque sorti initialement en 1958. Ce LP met en scène deux enfants qui s'appellent John et Jane embarqués dans une aventure à travers le parc à l'aube de l'an neuf.