vendredi 30 septembre 2011

Life in plastic is fantastic


J'avais coupé ses cheveux

Donny Osmond version plastique
Petite soeur de Barbie
Soigneusement rangées dans des sachets de plastique au grenier, quelques Barbies ont passé le gué de l’enfance à l’âge adulte. Je n’ai jamais songé à collectionner ces célèbres poupées, comme beaucoup le font mais je serais accablée si je venais à perdre les cinq ou six Barbies que j’ai préservées. Elles étaient, fin des années 60 ou début des années 70, blondes pour la plupart. Pourtant, je me projetais aisément dans ces jolis minois synthétiques. 

Vers 10 ou 11 ans, j’ai commencé à m’intéresser aux Ken, les Barbies mâles. Il y en avait peu à l’époque mais j’ai dû acquérir tous ceux qui se trouvaient sur le marché. Et comme je n’avais jamais assez de garçons, j’achetais parfois des Action Man ou des Big Jim. Dans un souci d’authenticité, je fourrais un bout d’ouate dans leur pantalon…©
Californienne et fan de softball
Ken avec de "vrais" cheveux

Un look très 60's
La petite soeur de Barbie

jeudi 29 septembre 2011

Les aventures de Puck, Reporter

Lorsque je passais la journée chez ma grand-mère, l’une de mes activités favorites était la lecture d’albums de BD ayant appartenu à mon père et à mon oncle. La collection des albums des Tintin était quasiment complète et il s’agissait d’éditions anciennes dont les pages jaunies et sculptées exhalaient des parfums d’enfance d’autrefois. Quand j’avais épuisé les « Tintin », je lisais cette bande dessinée délicieusement désuète de Marc Ratal (mais qu'est-il donc devenu ?), « Les aventures de Puck, Reporter » dans « Le trésor du Baron Goudman ». C’était une bande dessinée des années 40, maladroite et naïve mais elle était imprégnée de l’atmosphère d’une époque que je n’avais pas connue. Cela me faisait un peu songer à Tintin, d’autant que le journaliste (d’investigation, comme on dirait aujourd’hui) Puck était flanqué d’un animal de compagnie lui aussi. Pas un Fox Terrier mais un singe au nom impossible à retenir (Phlogiston !). ©

mardi 27 septembre 2011

M'enfin, cest le Marsupilami !

Ce Marsupilami doit être le premier jouet que j’ai possédé, et c’est aussi l’unique jouet que j’ai conservé de ma petite enfance. Je crois me souvenir qu’il possédait une queue interminable qui avait la fâcheuse habitude de se détacher à tout bout de champ. Je dois avoir égaré ce fichu appendice assez rapidement… 

Franquin et Hergé figurent parmi les premiers auteurs de bandes dessinées que j’ai découverts, dès mes plus tendres années. 

Mon père était du reste un inconditionnel de Gaston Lagaffe et je l’entendais souvent pouffer de rire dans la chambre d’à coté, alors qu’il lisait un album, le soir dans le lit. Il s’esclaffait tellement fort que je n’ai guère tardé à dévorer à mon tour les strips de Franquin. Lorsque je regarde ce petit Marsupilami, voilà ce que j’entends : les éclats de rire de mon père. ©

lundi 26 septembre 2011

Les fantômes du grenier

L'illustration est extraite de la revue "Nos Loisirs" du 23 juin 1907.
J’aime les odeurs délicates qui se dégagent sous la poussière des greniers. Ce parfum, piquant, agressif et pourtant tendre, qui traîne aussi au fond des caisses, entre deux livres exhumés dans une brocante. Le passé possède ses effluves. C’est sans doute le meilleur moyen de voyager dans le temps. C’est en tous cas l’unique procédé actuel pour se transporter dans l’autrefois. Il suffit, en effet, de plonger les narines entre les pages jaunies d’un vieux bouquin oublié pour évoquer des souvenirs précis, pour réveiller des sensations enfouies. J’ai toujours eu cette étrange habitude de sentir les pages d’un livre neuf, de caresser sa couverture avant même d’avoir lu une seule ligne. Si le parfum d’un livre fraîchement imprimé a quelque chose d’enivrant et de prometteur, celui d’un livre qui a vécu, est, à mon avis, plus mystérieux, et a fortiori plus exaltant. Peu m’importe ce qu’il vaut. Si un bouquin a été oublié, s’il n’a dorénavant plus aucun intérêt (ou s’il n’en a réellement jamais eu), il me touche. Il en va de même avec certains objets, surtout les jouets. Ce n’est ni le prix, ni la valeur intrinsèque de l’objet qui m’intéresse (au contraire, j’aurais plutôt tendance à porter mon attention sur celui qui ne possède aucune valeur) ; c’est son pouvoir d’évocation sur moi. Il traîne quelques fantômes dans mon grenier. Je vous invite à un voyage au pays de mes ombres.©