lundi 27 avril 2015

Attention les yeux!

Parfois, j'ai comme un gros coup de nostalgie et j'ai envie de m'immerger dans les couleurs fanées des années 60 et 70. 

A noter que la marque Teppaz était française fondée en 1931. Elle a connu son apothéose dans les années 60, grâce aux électrophones portatifs. Un site Internet s'adresse aujourd'hui aux passionnés de cette marque mythique. C'est par ici.

Voici donc, juste pour le plaisir des yeux, des pubs des années "flower power".

Des jeans en trois couleurs : hot!
Le fameux magnétophone à cassettes avec des enceintes acoustiques en bois pour un meilleur son

Pour l'anecdote, Tibet et André-Paul Duchâteau avaient réalisé, en 1968, une série de 26 bandes publicitaires pour les magasins Ji Butch ("Intrigue au JI Butch")

lundi 20 avril 2015

Nos amis de la télé: mais qui sont donc ces superhéros?


Il y a quelques années, une brocante connaissait ses derniers moments et tandis que les vendeurs clôturaient leurs affaires, un brocanteur a hélé l'un de mes fils. On aurait dit un Père Noël en civil, tant son visage était avenant et son sourire jovial. Il a simplement tendu ce 33 tours en murmurant "c'est cadeau pour le petit". Il avait ensuite fouillé dans ses boîtes, en avait exhumé une cassette vidéo et l'avait tendue à mon autre fils.

Avec les enfants, on en avait sérieusement conclu que cet homme devait être Père Noël ou du moins, un vague parent. 

J'ai précieusement préservé son cadeau. D'abord parce que j'aime les objets qui viennent du passé, qu'il soit lointain ou récent. Et puis parce que tout ce qui a trait à l'enfance (surtout la mienne) me touche toujours. Ce vinyle est sorti en 1979 et ce sont Pierre Douglas, journaliste et homme de scène, le comédien Michel Roux (la voix française "officielle" de Tony Curtis), Gérard Hernandez (Scènes de Ménage) Roger Carel, etc. qui prêtent leurs voix.

A l'exception de Scooby-Doo (épelé "Scoubidou" à l'époque), je parie que les plus jeunes n'ont jamais entendu parler des autres séries animées qui égayaient les mercredis après-midi pluvieux des petits. Je crois me souvenir que ces dessins animés étaient essentiellement diffusés dans le cadre de l'émission "Les visiteurs du Mercredi" sur TF1. 

Capitaine Caverne était un homme préhistorique emprisonné dans un bloc de glace et délivré par trois jeunes filles, Brenda, Lili et Babette. D'aucuns prétendent qu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'une parodie de "Drôles de Dames". Ursul était un petit chien malin et son ami Momo, un singe costaud et ventru moulé dans une tunique violette, dont la particularité était d'être très balourd. Mightor fait partie de la famille des superhéros, préhistorique, celui-là encore, et protecteur de son village. Hong Kong Fou-Fou était quant à lui un chien (nommé en réalité Perry) qui travaillait dans un commissariat. Il était justicier masqué et surtout gaffeur professionnel à ses heures perdues. Pas des oeuvres impérissables sans doute mais d'excellents moments sur le petit écran, souriants tout simplement. ©

jeudi 16 avril 2015

Savoureux cauchemars en série

Les Champions avec Stuart Damon au centre
J'ai toujours été friande de séries télévisées et les années 60 et 70 en ont généré des tas. La Grande-Bretagne faisait figure de pionnière en cette matière. Les Studios ITC ont eu une période faste, ces années-là. Ce sont deux séries de cette société qui me sont précisément restées en mémoire, deux feuilletons de série Z, selon d'aucuns mais je les reverrais avec beaucoup d'émotion et de respect. Je veux parler des "Champions" et d'"Angoisse" ("Thriller") .La première série était produite par Dennis Spooner et Monty Berman et date de 1968/1969. Elle mettait en scène trois agents secrets pas comme les autres, qui étaient au service de l'organisme Nemesis situé à Genève. Suite à un crash aérien sur les sommets du Tibet, Craig Sterling (campé par le ténébreux Stuart Damon), Sharron Macready (Alexandra Bastedo) et Richard Barrett (William Gaunt) sont devenus les "champions de la Loi, de l'Ordre et de la Justice". Une civilisation inconnue leur a, en effet, transmis des pouvoirs surhumains. Le regard vissé sur le petit écran noir et blanc, je n'aurais raté "Les Champions" pour rien au monde. En réalité, j'avais succombé au charme slave et mystérieux de Stuart Damon.Un peu plus tard, j'étais envoûtée par "Angoisse", une série déclinée en 43 épisodes. Je n'avais vraisemblablement pas l'âge requis pour m'enfiler un tel programme. De plus, je me souviens avoir visionné le feuilleton pendant une période d'examens. Mes cahiers étaient posés sur mes genoux mais mon oeil ne quittait pas la lucarne magique. Les intrigues étaient farcies de thèmes occultes : maisons hantées, télépathie, folie, sorcellerie... Les images d'un épisode se promènent encore dans un coin de ma tête : le fils de Satan découvrant ses pieds fourchus, devant des villageois hésitant entre horreur et fascination. On doit cette série à Brian Clemens, l'inventeur de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". Comme il s'agissait d'une série à budget limité, les décors fixes étaient peu nombreux. Ce qui conférait à l'ensemble une atmosphère théâtrale. A déguster au second degré. Je tiens à préciser que ces délicieux cauchemars télévisés ne m'ont guère empêché de réussir mes examens. ©  

dimanche 5 avril 2015

La longue course de Rahan

Tous les mômes ont besoin de héros. Et bien des adultes aussi d'ailleurs... Adolescente, j'étais en pâmoison devant un héros de papier, un homme préhistorique blond, beau, musclé, intelligent et pacifique : Rahan, fils de Crao, l'homo erectus au coutelas d'ivoire et au collier de griffes.

Solitaire, Rahan cherchait cependant sans cesse à se frotter à ses semblables, dans le but d'y nouer de nouvelles amitiés et surtout de transmettre le fruit de ses nombreuses expériences. Homme plein de sagesse, répugnant à utiliser la violence et à tuer les humains, ses frères, Rahan avait tout me séduire dans les années "peace and love".

Je me souvenais avec précision et entêtement d'un mini album qui avait constitué, milieu des années 70, le gadget d'un Pif. Je l'avais évidemment perdu de vue, au sortir de mon adolescence. Pourtant, il m'arrivait d'y penser parfois, lorsqu'une bouffée de nostalgie m'enivrait. J'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir remettre la patte dessus. Eh bien, c'est mon fils qui l'a retrouvé, intact, au fond d'une boîte poussiéreuse égarée dans le grenier. Ça s'appelle "La longue course de Rahan". Elle fut longue aussi, ma course vers la nostalgie.

Tout finit par réapparaître, un jour ou l'autre. Il suffit sans doute d'être réceptif au parfum de son enfance. ©