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jeudi 20 juin 2013

Il était une fois Charles Perrault

Le Petit Chaperon Rouge
Ma grand-mère ne se lassait jamais de me narrer les contes de Perrault. Elle finissait par reprendre les mêmes expressions, les mêmes intonations et je les connaissais par coeur. 
Récemment, j'ai exhumé un exemplaire des Contes de Charles Perrault,  datant de 1894. J'ai retrouvé les expressions de mon aïeule, mot pour mot. "Tire la chevillette, la bobinette cherra", disait mère-grand lorsque Chaperon Rouge frappait à la porte. Gamine, j'avais peine à imaginer la scène avec précision car je ne comprenais aucun des termes mais j'aimais la façon dont ces mots mystérieux se mariaient, j'aimais leur mélodie désuète. 
Le Petit Poucet résumait, à lui seul, toutes les peurs de l'enfance et j'écoutais avec avidité et angoisse. Le passage que je redoutais le plus, c'était celui où l'ogre reniflant la chair fraîche, extirpait Petit Poucet et ses frères dissimulés sous le lit.
C'est avec bonheur que j'ai déniché ce petit livre imprimé, gravé et broché dans les ateliers d'Edouard Guilllaume, le 15 juillet 1894. L'état général est satisfaisant, eu égard à l'âge plus que vénérable de l'ouvrage. Certaines pages n'ont pas été rognées. Ce qui rend l'objet encore plus attachant, encore plus rare aussi. Les illustrations signées Mittis et Picard sont d'une finesse remarquable. ©

dimanche 23 décembre 2012

Le cabinet des curiosités 1910

Extrait de la revue "Je Sais Tout".

mercredi 5 décembre 2012

Joseph, fils de Jacob, figure de Jésus, fils de Dieu: de magnifiques gravures du XIXe siècle

Superbe ouvrage déniché dans une bouquinerie bruxelloise. "Joseph, fils de Jacob, figure de Jésus, figure de Dieu." Publié en 1879, le livre comporte treize chromotypes de Knoefler, d'après des dessins de Madjera et de Pessler. 

L'ouvrage religieux est émaillé de gravures finement exécutées. La richesse des couleurs et la qualité de l'impression sont saisissantes.



samedi 11 février 2012

Les années baba cool plus tôt que prévues?

Le mouvement "New Age" n'est pas né dans les années 60, en Californie, dans le sillage du Flower Power. En 1940, un certain Jean Léonard écrivait déjà des livres bourrés de concepts très new age. Comme "L'optimisme au quotidien ou (prospérité)", sous-titré "La dose quotidienne d'optimisme, d'encouragement et de réconfort pour ceux qui luttent et qui pleurent !". Tout un programme.

Empreints de naïveté, les mots sont toutefois bien choisis et les bouffées d'enthousiasme expédiées à l'adresse du lecteur ont presque des accents de sincérité. L'ouvrage est jalonné de belles phrases, comme autant de fleurs qui balisent un sentier. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de songer que ce beau parleur écrit cela alors que la seconde guerre mondiale est en train d'exploser (le livre a été imprimé le 5 mai 1940). À croire que l'auteur est demeuré confiné chez lui, sans TSF, sans journaux, ni boule de cristal.

Il décrit sa foi inébranlable en l'Avenir, un avenir merveilleux, voué au progrès et au bien-être. "Les usines où des milliers d'ouvriers travaillent ensemble, ne seront plus des ruches où grouillent les activités et les bruits. Elles seront des locaux spacieux, aérés, ensoleillés, où le travail s'accomplira dans la joie, l'hygiène, la paix, le silence. Un ouvrier respirera comme un directeur d'usine."

Ppppppffff... Ce n'est pas tout : "Bien sûr ! Tout cela ne se produira pas en quelques semaines mais la réalisation de ces bienfaits pourrait se voir confirmée entre 1940 et 1945." En plein dans le mille ! "Beaucoup de lecteurs se souviennent qu'il n'y a pas si longtemps que les marchés publics comptaient encore des arracheurs de dents. L'art dentaire est devenu une profession désormais honorable, et fort utile. Il en sera de même de la chirologie et de l'Astrologie, l'une et l'autre exploitées comme amusement public sur toutes les foires, mais qui ne sont pas moins des sciences formellement exactes, aussi sérieuses que la chimie, la médecine et l'astronomie." Faut-il en rire ou en pleurer ? "Et 1945 vous apparaîtra une année immortelle. Vous verrez le chemin parcouru depuis 1940. Ces cinq années de progrès constant vous apparaîtront comme un ciel sans nuage." Euh oui, c'est çaaaaaaa.... ©

samedi 4 février 2012

J'achète tout au Bon Marché

Vous souvenez-vous des magasins "Le Bon Marché". Je me souviens de celui de Bruxelles dans la rue Neuve, non loin de la "Maison Bleue" où l'on vendait des disques qu'on pouvait préalablement écouter sur une platine personnelle, en s'asseyant dans un siège confortable.

Je parle de ça parce que je suis tombée sur un marque-pages attaché à l'édition 1936 de la "Belgique mondaine"... L'enseigne avait été créée en 1845, en Belgique. Je crois savoir que ma grand-mère y avait travaillé en tant que vendeuse de chapeaux, à moins qu'il ne s'agisse de gants... J'ai également le souvenir du "Bon Marché" en face de la place Rogier, dans le quartier du Nord. Sans doute avait-il été relocalisé après l'installation de l'Innovation dans la rue Neuve...

J'ai trouvé ça joli, très "art déco" et plein de nostalgie. Tout simplement.©

dimanche 29 janvier 2012

Spirou, champion de la bonne humeur

Je pensais ouvrir un journal "Spirou" de 1966. C'est du moins ce que la couverture de cet 101e volume laissait supposer. Il y avait encore mieux à l'intérieur. Dans un état un peu pitoyable certes mais tout à fait consultable, un album partiel "Spirou" des mois d'avril, mai et juin 1948.

A l'époque, le magazine est prioritairement destiné aux garçons. Les thèmes exploités sont, de fait masculins : aviation, sports, etc. Les bandes dessinées et les feuilletons visent à plaire aux gamins : Valhardin & Jacquot, Spirou, Blondin et Cirage, Tarzan, l'Épervier bleu, Buck Danny, les Aventures de Sam, Jo Lumière, Red Ryder,... ©

Extraits dégoulinant de naïveté

jeudi 26 janvier 2012

My English book is rich ou l'enseignement de l'anglais en 1913

Et voici un petit bijou d'enseignement venu tout droit de 1913 : "First steps in English".This is indeed a little marvel : c'est bouquin franchement bien conçu, ludique et émaillé de jolies gravures. Moi qui m'imaginais que l'enseignement devait être ennuyeux et austère à cette époque...

J'imaginais les interminables navettes de ma grand-mère sous le vent, la pluie ou la neige, les punitions humiliantes et les coups de règle sur les phalanges des élèves désobéissants... Et voici que je me trouve face à un manuel gorgé de charme désuet, attractif, amusant, bourré d'humour, de chansons et de dessins. A des milliers de miles de l'incontournable "My tailor is rich". Aurions-nous aujourd'hui perdu le sens du beau ? ©

lundi 23 janvier 2012

De mon temps, on avait des manières!

Édité en 1943, ce "manuel de politesse et de savoir-vivre à l'usage des familles et des établissements d'instruction" a été pensé par le directeur général au ministère de l'Instruction publique en personne. Une fois de plus, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous quelques extraits choisis. 

Page 16 : "Dans la vie courante, on dira d'un bossu, qu'il a le dos rond; d'un sourd, qu'il a l'ouïe dure; d'une rousse, qu'elle a les cheveux d'un blond ardent." Faut-il en déduire qu'être rousse, c'est être affublé d'un handicap physique ?

Page 67 : "Les enfants au salon -  Ne les admettez jamais dans votre salon à vos jours de réception, à moins que vos invités n'en expriment le désir formel. Les petites filles embrassent les amies de leur mère; les petits garçons leur baisent la main. Après avoir salué les personnes présentes, ils s'en vont." Les gosses au placard !

Page 142 : "Usage de la cuiller - La cuiller se manie de la main droite. On en prend le bout du manche entre le pouce et l'index, de manière qu'elle s'appuie que les autres doigts. On ne remplit la cuiller qu'à moitié, afin de ne pas répandre de liquide, et on la porte prudemment à la bouche, sans que chaque fois la tête se penche vers l'assiette. Les Anglais la présentent aux lèvres non par le bout, mais par le côté du cuilleron. Chez nous, la partie antérieure s'en introduit dans la bouche, jusqu'à un peu plus de la moitié de sa longueur; on en déverse le contenu, en levant le bout du manche. Il est inconvenant de déguster bruyamment son potage et de écher la cuiller après usage."  Un morceau d'anthologie, assurément. À croire que les gens de cette époque ignoraient tout de l'usage des ustensiles de cuisine...

Page 246 : "Le deuil des domestiques - Dans la maison, les domestiques portent le deuil aussi longtemps que leurs maîtres; les habits de deuil sont naturellement fournis par ceux-ci."  Naturellement, ma chère. 

Page 252 : "Présents aux enfants - Aux enfants, on n'offre pas de cadeaux de prix. Les plus jeunes doivent se montrer satisfaits avec un sachet de bonbons. S'ils rechignent, ils prouvent par là qu'ils sont gâtés. Que pourra-t-on leur offrir, lorsqu'ils auront atteint l'âge de quatorze ou de quinze ans ?" Quoi ? Pas de consoles de jeux ? Pas d'ordinateur dans la chambre ?  Sombre époque. ©

jeudi 12 janvier 2012

Savez-vous serrer tendrement les objets les uns contre les autres ?

"Savez-vous faire une malle ? Savez-vous serrer tendrement les objets les uns contre les autres de façon à éviter de retrouver dessus ceux qui étaient dessous, et inversement; il n'y a pas d'exemple qu'une malle soit transportée autrement que la tête en bas." Ces conseils sont prodigués par Paul Morand, grand voyageur devant l'Eternel s'il en fut, assure-t-on dans le "Congo Guide". "Quand Paul Morand écrit, par exemple, qu'"un voyage doit se préparer avec méthode", il dit exactement ce que nous voulons dire ici."
Le guide offre une vue très occidentale de ces contrées dont la beauté sauvage semble avoir été domestiquée par le blanc. Tout a été soigneusement préparé pour l'occidental en pérégrination. Avion, rail ou bateau, le transport du voyageur blanc est une priorité. Liste des sociétés coloniales,  administration de la colonie, recettes de spécialités locales, art colonial, tarifs postaux, conseils pour échapper aux moustiques et... au mal de mer..., rien n'est laissé au hasard. Et nous ne sommes qu'en 1929 ! L'image donnée de l'Afrique occupée est on ne peut plus lisse.

Signe des temps : la femme pèse évidemment moins que l'homme, à cette époque. "La limite de poids pour l'ensemble des bagages personnels est fixée à 500 kilos par passager; 200 kg. en plus s'il est accompagné de sa femme et 50 kg. en plus pour chaque enfant." Faut-il en conclure que la femme valait moins de la moitié d'un homme ? Fort heureusement, les gaines Warner's en voile "illusion" étaient d'une légèreté à nulle autre pareille ! ;) ©

lundi 9 janvier 2012

Guide pour le voyageur au Congo en 1929

À en juger par la littérature qu'il avait accumulée sur le sujet et les notes dont il avait criblé ses livres, mon grand-père a sans doute eu l'idée de larguer les amarres pour partir à la découverte du Congo. Il n'est jamais passé à l'acte. Ces chers livres lui suffisaient peut-être pour rêver... Notamment paré du "Congo guide illustré et guide de Ténériffe" de 1929, il pensait vraisemblablement être prêt à boucler sa malle pour dompter la nature sauvage de là-bas. L'ouvrage en question est une perle dans le genre.On y trouvait quelques publicités habilement choisies ! De l'attirail du parfait petit chasseur blanc... à celui de la parfaite petite épouse ! (à suivre)

lundi 2 janvier 2012

jeudi 22 décembre 2011

Bibliothèque illustrée des voyages autour du monde : aventuriers des temps oubliés

Mon grand-père avait une impressionnante collection de livres, pas seulement que de livres d'ailleurs. Tout ce qui lui passait sous la main devait avoir de la valeur pour lui car il gardait tout et n'importe quoi. Quand il est parti au crépuscule des années 60, il a hélas fallu se débarrasser de la plupart de ses affaires. Fort heureusement, tout n'a pas été englouti dans des conteneurs et quelques bouquins hantaient toujours le grenier de ma grand-mère. Je m'y engouffrais avec la joie simple et forte qui possède l'enfant prêt à découvrir ses cadeaux de Noël. J'ignore de quand date cet ouvrage mais vu les références chronologiques qui émaillent la lecture, je pense que ce livre doit avoir été écrit fin du XIXe siècle, début du XXe siècle. 
J'ai parcouru avec délectation quelques chapitres. Le langage fleuri et expressif, naïf aussi, les gravures claires et détaillées m'ont soufflée en même temps qu'ils m'ont fait beaucoup rire. Ce que ces pionniers aventuriers ont vécu font vraiment passer nos explorateurs modernes pour de simples touristes.
Olivier Ordinaire signe un chapitre sur l'Amazonie, digne d'un récit de film hollywoodien de série B. Il explique que les Indiens éprouvent - à juste titre - du ressentiment à l'égard des blancs parce que ceux-ci leur ont apporté des maladies inconnues jusqu'alors qui déciment leurs tribus : la petite vétole, le rhume (oco), la peste (muru)... L'explorateur explique donc qu'il est poursuivi par des hordes d'indigènes et qu'il trouve refuge dans une cabane "Je me rappelais alors que les Conibos, aussi bien que la plupart des autres sauvages, ont une extrême répugnance à verser le sang, fût-ce celui de leur mortel ennemi, dans l'intérieur de la case qu'ils habitent." Accompagné de son chien Pescador, ce Tintin avant la lettre parvient à se débiner en offrant des cadeaux aux Indiens. "Tout cela est pour toi, lui dis-je. Je veux être l'ami des Conibas de l'Ucayali, comme je suis ceux du Pachitea, qui ne m'auraient pas donné les objets, précieux pour moi, que tu as vus dans la pirogue, s'ils m'avaient cru capable de cacher le muru dans mon sac."
 
Tout est bien qui finit bien, comme dans les meilleures histoires sauf que... Appelé vers d'autres missions, il décide d'attacher son compagnon canin près de sa tente car il doit approcher des singes et Pescador n'a pas l'air de les apprécier. Alors qu'il est à bord d'une pirogue pour traverser un fleuve, Pescador veut suivre son maître et s'étrangle au bout de sa laisse. Un homme d'équipe coupe sec la corde qui étouffait le chien qui s'élance vers l'embarcation. "A l'exclamation de l'Indien, je me retournai et je vis mon pauvre chien poursuivi par six caïmans qui étaient sortis du fouillis de plantes aquatiques de la rive. J'avais laissé mon fusil à bord du vapeur, mais, l'eussé-je tenu tout armé, je n'eusse certes pas réussi à le sauver, car à peine l'avais-je vu, nageant de toutes ses forces, le cou tendu vers moi, qu'un des sauriens le saisit dans ses formidables mâchoires et plongea aussitôt. Mes yeux s'attachèrent à la place où ils avaient disparu, et je vis longtemps des bulles d'air monter à la surface de l'eau jaunâtre, d'où je conclus que Pescador était dévoré en cet endroit même, au fond de l'étang." ©

samedi 3 décembre 2011

Quelle mouche les piquait donc ?

En somme, le monde ne change pas vraiment. La presse à sensation non plus. Notre intérêt morbide pour l'horreur, le supernaturel, l'incompréhensible non plus. 

Voici une perle épinglée dans "Le Petit Parisien", le supplément littéraire illustré du 30 juillet 1911. Comme vous pouvez, de fait, le constater, tout est dans l'image. Un bi-jou, vous dis-je !

Journal français ayant eu ses heures de gloire entre 1876 et 1944, "Le Petit Parisien" est l'un des quatre plus fameux quotidiens français de l'avant-guerre. D'abord de gauche, le journal devient finalement populaire. Au début du XXe siècle, le quotidien écoulait un million d'exemplaires. A la fin de la 1re guerre mondiale, plus de deux millions d'exemplaires sont vendus. Il s'agit du plus gros tirage au monde!

L'heure du déclin sonne cependant à la Libération. Pendant l'Occupation, le gouvernement militaire allemand transforme le journal en organe de propagande. Pierre Dupuy qui avait succédé à son père aux rennes de la société, est suspecté de collaboration. Il sera acquitté mais c'en est fini du "Petit Parisien" dont la réputation a été irrémédiablement souillée. ©
 

dimanche 27 novembre 2011

Coin Coin, l'intrépide a toujours la cote

Oublié, lui aussi, Coin Coin, l'intrépide ! Cette bande dessinée de Bailly Ro date de 1941. Les références sont extrêmement rares sur le Web à ce sujet. Le dessin, il est vrai, n'est pas exceptionnel et les scénarios ne fascinent plus guère nos petits mais je déteste voir voguer des créations sur la rivière de l'oubli...

La cote est estimée entre 5 et 10 € mais le livre dans son édition originale peut être vendu jusqu'à 20 €, voire 60 € si l'on en croit les prétentions - un peu gourmandes - de certains vendeurs. Il ne faudrait tout de même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages! ©

dimanche 13 novembre 2011

Eric, l'Homme du Nord... a dans les yeux le bleu qui manque à son décor...

Décédé en 1992, le Hollandais Hans G. Kresse est surtout connu pour être le dessinateur d'"Eric, l'Homme du Nord", série qu'il a débutée en 1946. Le style est clairement inspiré de "Prince Valiant" créé par l'Américain Hal Foster. Publié au Soir et vendu à l'époque à 10 francs, ce volume possède à présent une cote ascendante. ©

samedi 5 novembre 2011

Max Day, un dessinateur oublié

Encore une fois : il y a peu de références pour Max Day, un dessinateur de BD qui doit avoir oeuvré dans les années 1940, vraisemblablement pendant et dans l'après-guerre. 
Outre "Les tribulations de Jim Spitfire en campagne", il a dessiné et scénarisé "Dynamit et Ataum" ainsi que "Marius Jolivent". Il était Belge mais qui s'en souvient encore ? ©

mercredi 2 novembre 2011

Maurice Tillieux, roi du bricolage

Qui imaginerait qu'une vieille revue de bricolage pourrait encore avoir quelque valeur plus d'un demi-siècle plus tard ? Le numéro de "Bricolage et Maison" de décembre 1956 consacré à tous les laquages au pistolet, a la particularité de posséder une superbe couverture dessinée par Monsieur Maurice Tillieux. Eh oui, rien que ça ! Comme quoi il vaut mieux bien réfléchir avant de fourrer un magazine dans la pile des vieux papiers à recycler, n'est-ce pas ?

En fait, le créateur de Gil Jourdan ainsi que de César était un habitué de cette publication. Il a illustré plusieurs couvertures de cette revue mensuelle.

Maurice Tillieux était à ses débuts inspiré par Hergé mais lorsqu'il commence à travailler chez Dupuis, il est invité à s'inspirer de Franquin, incontournable référence de la maison. Il optera par conséquent pour un graphisme à mi-chemin entre les deux.

Tillieux était autodidacte. Il pensait que les écoles d'art ne servaient à rien. ©

dimanche 30 octobre 2011

Il était une fois Bimbo

Les livres d'enfants d'antan exhalent les bouffées d'innocence et de gaieté qui font aujourd'hui cruellement défaut. J'aime par-dessus tout dénicher dans un grenier ou une brocante, un vieil album poussiéreux oublié de tous.
 
Voici Bimbo, Romarin et Miksy. Une bande dessinée qui doit dater des années 40, dont on se souvient peu de nos jours. Elle fut dessinée, scénarisée et éditée par un certain Guy Depière en Belgique. Ce qu'on sait encore moins, c'est que Guy Depière fut, un temps, l'employeur de Maurice Tillieux. Ce dernier va même débuter dans le métier, en dessinant les personnages créés par Guy Depière. Mais qui se souvient encore de Bimbo ? ©