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mardi 26 mai 2015

Des inventions pour grandir et combattre le mal de mer

Extraites du magazine illustré "Je Sais Tout" de 1906, des photos légendées qui forcent le sourire. L'appareil respiratoire inventé par M. Guglielminetti-Draeger peut faire railler mais cet appareil a tout de même permis aux pompiers d'effectuer leur travail avec une meilleure sécurité et par conséquent une efficacité accrue. L'appareillage a notamment permis aux sauveteurs français de descendre dans la mine de Courrières, en mars 1906, où avait eu lieu la catastrophe minière la plus importante d'Europe. Quelques cartes postales témoignent d'ailleurs de l'utilisation de ce dispositif à cette époque. 

La société Dräger existe toujours et oeuvre dans le domaine de la sécurité, depuis 1889. "Les appareils Guglielminetti sont un perfectionnement des fameux appareils à régénération, employés par les mineurs allemands. (...) l'air vicié par la respiration est conduit dans un tube, qui l'amène à un régénérateur contenant de la potasse anhydre, laquelle s'empare de l'eau et de l'acide carbonique contenus  dans l'air respiré." ("Le Magasin Pittoresque", 1906). Ce qui permettait à un sauveteur de rester une heure et demie dans des lieux privés d'atmosphère respirable.

Plus anecdotique, cette machine destinée à gagner quelques centimètres qui ressemble davantage à un instrument de torture... L'utilisation de la machine promet tout de même un allongement de la taille de 5 à 7 centimètres. Cela reste à prouver.

La prothèse contre le mal de mer, quant à elle, était plutôt encombrante et en tous cas, peu pratique. A l'époque, l'électricité portait énormément de promesses et était susceptible de guérir à peu près tout et n'importe quoi. On parlait également, toujours selon "Le Magasin Pittoresque" de 1906, de l'emploi du fauteuil à bascule pour combattre le mal de mer. "Le fauteuil trépidant qui vient d'être expérimenté a pour but de rendre son occupant moins sensible aux brusques déplacements du navire en le soumettant à une succession de mouvements en hauteur et en profondeur qui peuvent être produits soit à la main, soit à l'aide d'un mécanisme. Il résulte de cette disposition particulière que les oscillations soudaines du navire: roulis, tangage, soulèvement, inclinaison sur la bande sont transformées en une série de déplacements de faible amplitude qui sont constamment interrompus par de rapides mouvements effectués dans une direction opposée au sens de l'oscillation du vaisseau, atténuant ainsi la répercussion des mouvements désordonnés du bateau sur l'organisme humain." La phrase à elle seule donne mal à la tête. Pour faire plus simple, le basculement du fauteuil vous distrait des mouvements du bateau sur les vagues.

Plus récemment, un inventeur toulonnais a breveté des lunettes d'une élégance à couper le souffle, susceptibles de calmer le mal de mer, en 12 minutes. Leur usage promet de réconcilier le cerveau et l'oreille interne. A travers ces lunettes, le mouvement perçu par les yeux est, en effet, identique à celui capté par l'oreille interne. On n'a pas fini d'inventer et c'est tant mieux. ©

vendredi 4 octobre 2013

Le Telephone Hirmondo, le journal parlé par téléphone en 1895

L'équipe qui lit les nouvelles du jour en 1901
Les germes du progrès contemporain se multipliaient déjà à la fin du XIXe, au début duXXe siècle. Le journal parlé existe depuis bien plus longtemps qu'on l'imagine. Le Telephone Hirmondo, créé à Buda-Pesth (orthographe d'antan) en Hongrie, était en réalité un journal parlé qui transmettait à ses abonnés l'actualité politique, littéraire, artistique, commerciales, etc.

Dès 8 heures tapantes, des flots d'information sont déversés dans le cornet du téléphone. Les événements de l'étranger sont d'abord diffusés, puis les nouvelles concernant l'Autriche-Hongrie et la presse locale. Suivent les cours de la Bourse et du marché des grains. L'après-midi, on a droit aux discusions du Reichstag et la soirée est consacrée à la critique dramatique et musicale ainsi qu'à des auditions partielles des théâtres et des salles de concert. Le midi et le soir, deux résumés des faits les plus saillants de la journée sont proposés. La brèche était ouverte : le flux d'informations n'allait dès lors plus pouvoir tarir. ©

mardi 16 octobre 2012

De quoi se fendre la pipe

Dans "La Science et la Vie" daté de 1913, on aimait à mettre en valeur les nombreuses inventions lancées par des savants ou des quidams qui décrochaient leur moment de gloire. Certaines inventions n'ont vraisemblablement pas traversé les époques, comme celle-ci.