jeudi 18 décembre 2014

Castors, toujours prêts!

Manuel des Castors Juniors de Walt Disney, 1970
Quand j'étais gamine, ma bible s'appelait "manuel des Castors juniors". Internet n'existait pas et l'ordinateur était un objet qui appartenait à un futur qui ne nous était pas proche. Les jeux électroniques n'en étaient même pas encore à leurs balbutiements. Les jours de pluie, je m'immergeais dans mes bouquins et je dévorais le manuel des Castors truffé d'informations amusantes et d'astuces pour transformer d'ennuyeuses journées pluvieuses en moments magiques. C'est une mini encyclopédie faite sur mesure pour les enfants. On peut entre autres y apprendre comment composer un message secret, signer comme les Indiens, deviner un nombre pensé par un ami, faire chanter le cristal ou traduire "parasol" en italien. Et bien davantage!

Inspiré de l'art du scoutisme, ce manuel permet aussi aux castors en herbe d'identifier les empreintes des animaux sauvages, à savoir le chat (sic), la chèvre (re-sic), l'ours (on en croisait, dans le temps, des masses sous nos cieux) ou le loup. On y découvre les différents noeuds et les multiples façons de baliser son itinéraire en forêt.

Les petits bricoleurs y trouvent leur bonheur puisqu'on peut fabriquer un calendrier perpétuel à disque ou imaginer son propre cerf-volant. 

Mais ce n'est pas tout! Les cancres sont initiés à la "diplomatie scolaire". Comment faire gober aux parents un zéro en math, tout en élégance? La méthode désarmante tente l'approche attendrissante : les math ne sont pas mon fort et je suis désemparé mais si vous m'aidez, je ferai mieux... 

On n'avait pas froid aux yeux dans les années 70 et on ne s'embarrassait pas de contraignantes consignes de sécurité. Les castors juniors peuvent réparer un fil électrique sans recourir à un électricien ou éviter une rencontre avec un serpent en montagne. 

Les gourmands sont, en outre, gâtés car le manuel accorde une large part  à la nourriture et aux recettes faciles, comme celle d'un onctueux caramel.

Le manuel des Castors juniors, c'était magique. J'y trouvais tous les secrets, tous les trucs que je voulais. Et je me demande si ces petits bouquins sans prétention auraient été possibles à l'heure d'Internet... Parfois, je me dis que j'ai vécu une époque bénie. ©

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