mercredi 10 avril 2013

En 1956, on pensait que le pétrole serait épuisé dans les années 1980!

La lecture des almanachs peut être édifiante. Il est des questions essentielles qu'on imagine souvent actuelles et pourtant, force est de constater que certaines préoccupations étaient déjà présentes. "Aurons-nous encore du pétrole en l'an 2000?", s'interroge l'un des rédacteurs de l'Almanach Hachette 1956. 


Dans les années 50 et 60, l'environnement ne semblait cependant pas être un souci majeur pour l'homme qui désirait avant tout exploiter au maximum toutes les ressources de la Terre. La finitude des choses n'était pas vraiment envisagée (l'est-elle davantage aujourd'hui? Je ne pense pas). C'était l'époque dorée, celle des illusions, du plein emploi, du rock 'n' roll et de la foi inébranlable dans le progrès technologique. Et pourtant, en 1956, on estime que les réserves pétrolifères se chiffrent à 20 milliards de tonnes. Eu égard à la consommation sans cesse croissante, on juge, à l'époque, que les réserves devraient être épuisées dans moins de 30 ans!

Aujourd'hui, le World Energy Resources Program de l'US Geological Survey pense que les réserves mondiales restantes connues seront épuisées d'ici une cinquantantaine d'années. Il ne s'agit néanmoins que d'approximations et les chiffres diffèrent d'un organisme à l'autre. Il faut entre autres inclure les éventuels dérivés du charbon, les produits du recyclage, les réserves encore inexploitées dans les zones protégées comme l'Alaska... Si nous ne sommes pas dans le secret des dieux de ce monde, gageons que c'est la nature qui aura le dernier mot.

Pétrole à sec dans les années 1980

L'énergie nucléaire pourvoira!


En 1956, l'Amérique est consciente que ses gisements pétroliers décroissent dangereusement et décide d'en importer du Moyen Orient, afin de de pas entamer davantage les ressources nationales. Les USA donnent douze ans d'existence aux réserves de pétrole dans leur pays. "En mettant les choses au mieux, nous en avons sûrement pour plus de 30 ans, peut-être 40... mais probablement pas 50.", prédit l'auteur.  

"Bah! diront certains, d'ici là, il y aura belle lurette que l'énergie nucléaire, enfin domestiquée, pourvoira à tout. A quoi bon, dès lors, s'inquiéter des lendemains?" Ah oui! Le miracle nucléaire apparaît plein de promesses. On rêve de voiturettes qui fonctionnent avec une parcelle d'uranium, substitut pratique et bon marché au bidon d'essence.

Une autre question tarabuste les contemporains à l'époque :  "La Terre se réchauffe-t-elle?" J'y reviendrai. ©

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