jeudi 16 février 2012

De la poussière à la poussière...

Vous le savez. J'aime l'atmosphère poussiéreuse des brocantes et boutiques de livres d'occasion. On y exhume des trésors qui ne coûtent que quelques sous. Bien sûr, ils ne valent sans doute pas plus et sûrement même beaucoup moins... mais ce qui a été oublié, ce qui est fané, possède, à mes yeux, une plus-value émotionnelle.

L'autre jour donc, j'avais le nez fourré dans une pile de Tintin (vous savez : le journal des jeunes de 7 à 77 ans) des années 50, dans un magasin de bouquins de seconde main. Jaunies, froissées, imprégnées de l'odeur âcre de l'humidité, les revues n'auraient vraisemblablement pas d'intérêt pour le collectionneur. Ce qui m'attire cependant, ce n'est pas la collection mais ce qu'on y lit sur ces pages.

L'hebdomadaire avait une rubrique consacrée à l'actualité insolite. Dans le numéro du 13 avril 1955, voici ce que j'ai découvert :
Non mais ouf ! On a eu chaud, là ! Qui aurait pu prédire dans les années 50 que le climat terrestre aurait déjà subi de profondes métamorphoses en l'an 2000 ? Il faut peut-être replacer les choses dans leur contexte. L'U.R.S.S. mise tout sur l'énergie nucléaire et croit qu'elle apportera la solution à tous les problèmes de l'humanité, sans bien entendu songer un instant à la problématique des déchets ainsi qu'aux conséquences sur la santé humaine et celle de la planète.

Dans la catégorie "je suis un apprenti sorcier et mon terrain de jeux, c'est la Terre", les Américains n'avaient rien à envier aux Russes. Un documentaire diffusé, il y a quelques années, sur la chaîne franco-allemande ARTE, montrait qu'à Las Vegas, à la même époque, une activité peu commune détournait les joueurs des machines à sous. Une activité tellement rentable que les casinos décidaient d'organiser des sorties avec pique-nique et vue sur... un beau champignon atomique à une centaine de kilomètres de la ville ! Les militaires, eux, étaient favorisés car ils pouvaient admirer le panache blanc à moins de 30 kilomètres de là.
Enfin... Bref ! J'ai commencé à vous parler de poussière, celle que j'aimais... et je finis sur une autre poussière, celle qu'on aime moins. Passé, présent, futur ont une étrange façon de s'épouser, de s'emmêler, de se confondre. Voilà pourquoi il est fascinant de se plonger dans l'atmosphère poussiéreuse des brocantes et des boutiques de livres d'occasion... ©

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