jeudi 16 avril 2015

Savoureux cauchemars en série

Les Champions avec Stuart Damon au centre
J'ai toujours été friande de séries télévisées et les années 60 et 70 en ont généré des tas. La Grande-Bretagne faisait figure de pionnière en cette matière. Les Studios ITC ont eu une période faste, ces années-là. Ce sont deux séries de cette société qui me sont précisément restées en mémoire, deux feuilletons de série Z, selon d'aucuns mais je les reverrais avec beaucoup d'émotion et de respect. Je veux parler des "Champions" et d'"Angoisse" ("Thriller") .La première série était produite par Dennis Spooner et Monty Berman et date de 1968/1969. Elle mettait en scène trois agents secrets pas comme les autres, qui étaient au service de l'organisme Nemesis situé à Genève. Suite à un crash aérien sur les sommets du Tibet, Craig Sterling (campé par le ténébreux Stuart Damon), Sharron Macready (Alexandra Bastedo) et Richard Barrett (William Gaunt) sont devenus les "champions de la Loi, de l'Ordre et de la Justice". Une civilisation inconnue leur a, en effet, transmis des pouvoirs surhumains. Le regard vissé sur le petit écran noir et blanc, je n'aurais raté "Les Champions" pour rien au monde. En réalité, j'avais succombé au charme slave et mystérieux de Stuart Damon.Un peu plus tard, j'étais envoûtée par "Angoisse", une série déclinée en 43 épisodes. Je n'avais vraisemblablement pas l'âge requis pour m'enfiler un tel programme. De plus, je me souviens avoir visionné le feuilleton pendant une période d'examens. Mes cahiers étaient posés sur mes genoux mais mon oeil ne quittait pas la lucarne magique. Les intrigues étaient farcies de thèmes occultes : maisons hantées, télépathie, folie, sorcellerie... Les images d'un épisode se promènent encore dans un coin de ma tête : le fils de Satan découvrant ses pieds fourchus, devant des villageois hésitant entre horreur et fascination. On doit cette série à Brian Clemens, l'inventeur de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir". Comme il s'agissait d'une série à budget limité, les décors fixes étaient peu nombreux. Ce qui conférait à l'ensemble une atmosphère théâtrale. A déguster au second degré. Je tiens à préciser que ces délicieux cauchemars télévisés ne m'ont guère empêché de réussir mes examens. ©  

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